Retailleau (LR) « ne pense pas voter » la réforme des institutions
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, "ne pense pas voter" la réforme des institutions voulue par...

Retailleau (LR) « ne pense pas voter » la réforme des institutions

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, "ne pense pas voter" la réforme des institutions voulue par...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, "ne pense pas voter" la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron.

"Non je ne pense pas la voter", a déclaré M. Retailleau sur France Inter.

"J'ai lu ce qu'avait écrit au Parisien Edouard Philippe. On ne fait pas une révision constitutionnelle pour punir, pour se venger parce qu'on n'est pas d'accord avec le président du Sénat ou avec un autre homme politique", a développé le sénateur de Vendée.

Le Premier ministre a taxé dimanche le président du Sénat Gérard Larcher "d'une certaine forme de conservatisme". "On peut aussi se poser la question de savoir comment on élit les sénateurs", a-t-il ajouté.

Pour M. Retailleau, "le sens de cette révision, c'est d'affaiblir le parlement, alors qu'on voit bien que l'exécutif a quasiment digéré l'Assemblée nationale. Est-ce qu'en France on n'a pas une hyper-présidentialisation ? Faut-il donner encore plus de pouvoir dans les mains d'un seul homme ?", a-t-il interrogé.

Deuxièmement, "on peut très bien abaisser le nombre d'élus mais respecter en même temps une juste représentation de tous les territoires de France, les villes, les petites villes, et les campagnes". Avec "entre 20 et 25% de baisse on parvient à représenter les territoires", a-t-il jugé, alors que l'exécutif propose 30% de parlementaires en moins.

"On ne peut pas seulement donner en pâture à l'opinion publique une baisse du nombre d'élus en disant +je me lave les mains, j'ai fait le boulot+". "Il faut une vraie réforme des institutions, elle doit être globale, elle doit concerner l'ensemble des pouvoirs, législatif et exécutif", a plaidé M. Retailleau.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rochette
6min

Politique

« Je n’ai jamais signé chez Edouard Philippe » : le sénateur Pierre-Jean Rochette quitte le groupe Les Indépendants, à majorité Horizons

« Je pars en amitié, sans amertume », assure le sénateur de la Loire, Pierre-Jean Rochette, qui ne voulait pas paraître affilié à Edouard Philippe, à l’approche de la présidentielle, en restant dans un groupe à majorité Horizons. Il siège maintenant chez les non-inscrits, aux côtés du seul sénateur LFI.

Le

The petition calling for the closure of CNews has surpassed 500,000 signatures—a first step toward a potential debate on the floor of the National Assembly.
8min

Politique

Pétition : la chaîne CNews peut-elle disparaître de la TNT ?

Une pétition sur le site de l’Assemblée nationale demandant la suppression de CNews de « l’audiovisuel français » a dépassé, mardi, les 700 000 signatures. Le texte, qui décrit CNews comme « une machine de propagande » de l’extrême droite, demande à l’Arcom de retirer la convention TNT de la chaîne de la galaxie Bolloré. En septembre, un recours en ce sens a été déposé devant le Conseil d’État par 71 professeurs d’université.

Le

Paris: David Lisnard Cloture Congres des Maires 2025
11min

Politique

« Le congrès des maires de France ne peut pas devenir un temps de la présidentielle » : avec David Lisnard contesté, il se passe quelque chose… à l’AMF

Alors que se tient le congrès de l’Association des maires de France fin novembre, la candidature du président sortant, David Lisnard, est mise à mal. La gauche et le centre l’accusent d’un « mélange des genres », pour celui qui brigue aussi l’Elysée. Et les maires de gauche ne devraient pas se priver de voter pour le centriste Philippe Laurent, qui « pense que l’AMF est en danger ». S’il est réélu, l’entourage de David Lisnard assure qu’il se « mettra en retrait » de l’AMF et « il y aura une direction collégiale temporaire ».

Le