Retailleau (LR): « pas d’économie » à faire sur les hôpitaux
Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR et proche de François Fillon, a confirmé dimanche l'objectif de 500.000 suppressions de...

Retailleau (LR): « pas d’économie » à faire sur les hôpitaux

Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR et proche de François Fillon, a confirmé dimanche l'objectif de 500.000 suppressions de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR et proche de François Fillon, a confirmé dimanche l'objectif de 500.000 suppressions de postes de fonctionnaires, estimant toutefois que ce n'est pas sur les hôpitaux qu'"on peut faire des économies".

"Notre système de santé est à bout de souffle (...) Les hôpitaux sont engorgés, on a trop dévalorisé un parcours de santé avec le rôle des généralistes", a expliqué M. Retailleau au Grand Rendez-vous iTELE-Europe 1-Les Echos.

Selon lui, "il ne s'agit pas de réduire les effectifs de la fonction publique hospitalière, elle a été totalement désorganisée par les 35 heures".

Il a aussi dénoncé le "choix d'un gouvernement de gauche du tout public: aujourd'hui, Marisol Touraine (ministre de la Santé) a décidé que le système de santé doit être étatisé, on organise les territoires sans les cliniques et médecins généralistes".

Interrogé sur les effectifs hospitaliers, M. Retailleau a répondu: "Je pense que ce n'est certainement pas sur ce plan-là qu'on peut faire des économies".

Il y a, selon lui, des gisements d'économies à utiliser, en "achevant" le processus de décentralisation, en confiant par exemple aux régions les aides aux PME.

François Fillon a fait cette semaine son mea culpa sur son programme de réforme de l'assurance maladie, qui suscitait critiques et inquiétudes jusque dans son propre camp.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le