Retraites : « 22 000 amendements, c’est totalement guignolesque » dénonce Damien Abad
Le président des Républicains à l’Assemblée nationale tire à boulets rouges sur la réforme des retraites présentée aux parlementaires et sur l’obstruction de la France Insoumise, qu’il accuse de « bloquer » les débats.

Retraites : « 22 000 amendements, c’est totalement guignolesque » dénonce Damien Abad

Le président des Républicains à l’Assemblée nationale tire à boulets rouges sur la réforme des retraites présentée aux parlementaires et sur l’obstruction de la France Insoumise, qu’il accuse de « bloquer » les débats.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés de la commission spéciale de l’Assemblée ont débuté leurs travaux la semaine dernière sur la réforme des retraites du gouvernement. Près de 22 000 amendements ont déjà été déposés, dont 19 000 par la France Insoumise, qui assume de mettre en place une « obstruction parlementaire ».

« C'est totalement guignolesque, ça dénature les droits du Parlement, et ça affaiblit tout le monde » tacle Damien Abad. Le député LR, lui aussi opposé à la réforme en l’état, estime que cette façon de faire va aggraver la situation : il dénonce « un pouvoir obstiné par une mauvaise réforme » et une « France Insoumise qui décrédibilise le Parlement ».

« La FI fait le jeu du gouvernement : c'est une espèce de jeu de dupes à deux où chacun s'est réparti son rôle et on voit bien que ça arrange tout le monde, y compris le gouvernement parce qu'on ne peut pas faire de débat » analyse-t-il.

 « Les Français sont pris en otage »

Pour le chef de file des députés Républicains, l’aspect financier de la réforme est très inquiétant. Il a d’ailleurs demandé à ce qu’un débat sur cette question soit mis en place ce soir à l’Assemblée. « Nous voulons discuter du volet financement. Que les syndicats en discutent c’est très bien, mais que le Parlement soit absent de cette discussion c’est une folie. 2 ans de concertation sans discuter d'un seul centime de financement, ça pose question. »

« Malheureusement aujourd’hui il n’y a plus de bonne solution » déplore-t-il. Il pointe du doigt une concertation qui a patiné, l’absence de précisions sur le financement et une procédure accélérée qui empêche les débats de fond. « Les Français sont pris en otage. »

Son groupe politique regrette également la position du Premier ministre sur l’âge pivot, retiré temporairement de la réforme. « C’est une fermeté de papier, la vérité c'est qu'il a déjà renoncé. En sortant l'âge pivot de son projet de loi, il ne pourra plus jamais le réintégrer dans le texte. On sait comment ça va se passer. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : « 22 000 amendements, c’est totalement guignolesque » dénonce Damien Abad
3min

Politique

Réforme des polices municipales : Laurent Nuñez espère une adoption du projet de loi « avant les municipales » 

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez était auditionné par la commission des lois du Sénat pour présenter les contours du projet de loi sur les polices municipales et gardes champêtres, largement inspiré des recommandations d’une mission d’information sur le sujet. Le texte, examiné en séance publique début février, donne des compétences élargies aux policiers municipaux qui pourront dresser des amendes forfaitaires délictuelles, pour certaines infractions comme l’usage de stupéfiants.

Le

Paris: sFin rencontre Olivier Faure du PS et Sebastien Lecornu Premier ministre demissionnaire
8min

Politique

Budget : une « victoire politique » pour le PS et Olivier Faure ?

Alors que Sébastien Lecornu a finalement recours au 49.3 sur le budget, il devrait sauver sa tête grâce à la non-censure des socialistes, qui revendiquent une série de « victoires pour les Français », comme dit Patrick Kanner, patron des sénateurs PS, même si les socialistes n’ont « pas tout obtenu, loin de là ». Reste à voir si le numéro 1 du PS, Olivier Faure, peut sortir également renforcé de la séquence.

Le