Retraites: Berger (CFDT) veut que l’Assemblée prenne le temps d’examiner « tout le texte »
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a espéré lundi que l'Assemblée nationale prendra le temps d'examiner en séance...

Retraites: Berger (CFDT) veut que l’Assemblée prenne le temps d’examiner « tout le texte »

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a espéré lundi que l'Assemblée nationale prendra le temps d'examiner en séance...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a espéré lundi que l'Assemblée nationale prendra le temps d'examiner en séance publique "tous les amendements" à la réforme des retraites, quitte à ce que le vote en première lecture soit repoussé après les municipales.

Le texte présenté dans l'hémicycle à partir du 17 février devrait être la version initiale du gouvernement, sans les minces changements votés en commission spéciale, alors qu'il restait dimanche soir 15.300 amendements à examiner.

"Malheureusement, la commission ne peut pas aller au bout", mais "ce qu'il faut c'est qu'à l'Assemblée nationale, il y ait le temps pour examiner tout le texte et l'examiner en profondeur", a souligné le dirigeant du premier syndicat français sur BFM Business.

"Ce qui serait insupportable, c'est qu'il y ait une forme d'accélération". "Il faut que le Parlement examine tous les amendements", a insisté le numéro un de la CFDT, favorable à un système universel de retraite par points.

Comme on lui demandait s'il pensait que le projet de loi pourrait être adopté en première lecture à l'Assemblée avant les élections municipales des 15 et 22 mars, Laurent Berger a répondu: "Ça me paraît totalement impossible".

"Je ne suis pas responsable du calendrier parlementaire. Mais ce qui est sûr, c'est que s'il y a une volonté de forcer un peu les choses, d'aller trop vite, ce ne sera pas compris", a-t-il fait valoir, en invoquant "l'état du pays" et "l'anxiété face à un changement de système des retraites".

Interrogé sur France Inter, le secrétaire d'Etat chargé des Retraites Laurent Pietraszewski a, de son côté, estimé que "le volume d'amendements ne plaide pas pour une solution évidente" afin de faire avancer à bon rythme l'examen de la réforme.

Pour l'essentiel, "ce sont des amendements d'obstruction" qui ne relèvent pas d'une "discussion sur le fond", a-t-il regretté.

Pour autant, le recours à l'article 49-3 de la Constitution, qui permet l'adoption sans vote d'un projet de loi, "n'est pas le sujet. On est là pour travailler le fond du texte", a-t-il assuré, comme avant lui Marc Fesneau, le ministre chargé des Relations avec le Parlement.

"Non, il n'y a pas de 49-3 sur ce sujet-là", a confirmé M. Pietraszewski.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le