Retraites des sénateurs : Gérard Larcher prêt à faire évoluer le système
Dans l’émission « Bonjour chez vous », sur Public Sénat, Gérard Larcher a confirmé que le régime des retraites des sénateurs allait être réformé. « Nous ne pouvons pas ne pas envisager de passer à une retraite à point pour le Sénat » a-t-il expliqué.

Retraites des sénateurs : Gérard Larcher prêt à faire évoluer le système

Dans l’émission « Bonjour chez vous », sur Public Sénat, Gérard Larcher a confirmé que le régime des retraites des sénateurs allait être réformé. « Nous ne pouvons pas ne pas envisager de passer à une retraite à point pour le Sénat » a-t-il expliqué.
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La semaine dernière, devant le Congrès national des professions libérales, Jean-Paul Delevoye, le Monsieur retraites du gouvernement a lancé cette phrase : « On voit bien que sur un certain nombre de principes d’universalité pour tous, la fin des régimes parlementaires et des régimes spéciaux, il y a un soutien populaire ».

De quoi faire réagir le président du Sénat, invité de Public Sénat ce jeudi. Gérard Larcher rappelle tout d’abord que depuis avril 2018, il a entamé une réforme du régime parlementaire du Sénat qui a vocation à entrer dans le régime général des retraites. « Une fois la réforme (des retraites) votée, je mettrai en place le groupe de travail du Bureau (du Sénat) pour faire évoluer le système des retraites (des sénateurs) » a-t-il annoncé. « Une réforme légitime comme avaient été légitimes les ajustements après la réforme des retraites en 2004 et 2010 »

Le président du Sénat a tenu à rappeler que 60% du régime de retraites des sénateurs étaient financés par une caisse autonome. « Il n’empêche que je pense que nous ne pourrions pas ne pas envisager de passer à une retraite à point pour le Sénat » a-t-il expliqué.

Gérard Larcher souligne aussi « qu’aujourd’hui les députés à la retraite sont traités comme les sénateurs. Simplement, nous sommes dans une situation différente car les députés n’ont plus de caisse autonome depuis 15 ans ». À ce sujet, le président du Sénat a d’ailleurs noté qu’Édouard Philippe « a dit qu’il ne ferait pas de hold-up ou de main basse sur les caisses autonomes, qui appartiennent non pas à l’État mais aux cotisants et à l’institution ».

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