Retraites : Frédéric Péchenard insiste sur l’importance « d’un régime dérogatoire » pour les policiers
La réforme des retraites poursuit son difficile parcours parlementaire, alors que le gouvernement a annoncé l’utilisation du 49.3. Si les parlementaires de l’opposition évoquent une réforme incomplète, le camp des Républicains insiste sur la nécessité de travailler plus longtemps.

Retraites : Frédéric Péchenard insiste sur l’importance « d’un régime dérogatoire » pour les policiers

La réforme des retraites poursuit son difficile parcours parlementaire, alors que le gouvernement a annoncé l’utilisation du 49.3. Si les parlementaires de l’opposition évoquent une réforme incomplète, le camp des Républicains insiste sur la nécessité de travailler plus longtemps.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« La réforme des retraites était indispensable. Mais elle a traîné trop longtemps, et elle est trop compliquée » analyse Frédéric Péchenard, vice-président LR du conseil régional d’Ile-de-France. « Les gens ne comprennent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Le passage en force avec le 49.3, c'est une bonne nouvelle pour personne. On sait bien que quand le débat n'a pas lieu à l'Assemblée, il a lieu dans la rue. »

Chez les Républicains, la nécessité d’une nouvelle réforme des retraites ne fait pas de doute. Avec au centre, l’augmentation de l’âge de départ à la retraite. « Nous pensons qu'il faut augmenter l’âge de la retraite à 64 ans.  Quand on regarde les pays autour de nous : Italie, Allemagne, ils sont autour de 65 ans » déclare Frédéric Péchenard. « Je pense que les gens sont capables d'entendre ça, on est obligé de travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps ».

S’agissant de la fin des régimes spéciaux, l’élu des Républicains nuance ses positions. « Il y a deux choses à mettre en avant : la pénibilité physique d'un métier et la dangerosité. Vous avez des métiers qui ne sont ni pénibles ni dangereux, ceux-là ne doivent pas continuer à avoir des avantages spécifiques. »

Mais pour cet ancien directeur général de la police nationale, d’autres métiers doivent conserver des « régimes dérogatoires » pour la retraite : les policiers et les militaires. « Les policiers font un travail extrêmement difficile, on le voit au quotidien avec le nombre de tués, de blessés, de suicides. Il faut prendre ça en compte pour l'ensemble de la carrière et pour les retraites. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Retraites : Frédéric Péchenard insiste sur l’importance « d’un régime dérogatoire » pour les policiers
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le