Retraites : pour réussir la réforme Emmanuel Macron aurait dû « suivre l’étoile du Berger », assure Jean-Luc Mano
Mardi 10 janvier le gouvernement annonçait les détails de son projet de réforme des retraites et les syndicats s’y sont unanimement opposés, y compris la CFDT pourtant réformatrice. Pour le communicant Jean-Luc Mano, le Président de la République a échoué dans son dialogue avec les syndicats.  

Retraites : pour réussir la réforme Emmanuel Macron aurait dû « suivre l’étoile du Berger », assure Jean-Luc Mano

Mardi 10 janvier le gouvernement annonçait les détails de son projet de réforme des retraites et les syndicats s’y sont unanimement opposés, y compris la CFDT pourtant réformatrice. Pour le communicant Jean-Luc Mano, le Président de la République a échoué dans son dialogue avec les syndicats.  
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Si l’exécutif a, pour l’instant, sur la réforme des retraites réussi quelque chose, c’est à faire l’unanimité des syndicats contre le projet. Pour la première fois depuis 12 ans tous les syndicats se sont déclarés opposés au projet de réforme engagé par la première ministre Élisabeth Borne et appellent à manifester jeudi 19 janvier dans toute la France. Au cœur des protestations, le recul de l’âge de la retraite à 64 ans, au lieu de 62 ans actuellement.

Pour Jean-Luc Mano, cette situation est le symbole d’un « malaise social, il y a des formes de colère et même des formes de violence latente, évidemment c’est une situation très inflammable ». Pour le communicant, le gouvernement a même échoué à négocier avec la CFDT « Il y a une faiblesse structurelle du président de la République dans son approche des syndicats. Il a quand même raté la CFDT. Je le dis depuis longtemps sur la question des retraites, il n’y avait qu’une règle pour y arriver ; il fallait suivre l’étoile du Berger. Ça n’a pas été l’attitude du Président » assure le conseiller en communication en faisant référence à Laurent Berger, président de la CFDT.

Les syndicats dans « une course à l’échalote » déclare Roselyne Bachelot

Pour l’ancienne ministre Roselyne Bachelot, cet échec est aussi celui des syndicats « Cela signe la faiblesse du monde syndical en France. Parce qu’ils sont entre eux, dans une forme de course à l’échalote. L’attitude de la CFDT est complètement incompréhensible, la CFDT aurait pu se mobiliser sur cette affaire, négocier et apparaître comme un syndicat réformateur » souligne-t-elle. « Les syndicats français sont dans une position de faiblesse et lorsqu’on les compare à la capacité de négociation des syndicats allemands, la différence est tout à fait frappante. »

 

Retrouvez l’émission « Et maintenant ! » sur l’antenne de Public sénat ce samedi 14 janvier à 19h puis en replay sur notre site internet.

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