Retraites : « L’explication est confuse et le résultat c’est que le débat est dans la rue » déclare Hervé Marseille
Le Premier ministre s’exprime ce mercredi sur la réforme des retraites, et compte en préciser les contours, alors que la vague de mobilisation sociale continue de submerger la France depuis le 5 décembre

Retraites : « L’explication est confuse et le résultat c’est que le débat est dans la rue » déclare Hervé Marseille

Le Premier ministre s’exprime ce mercredi sur la réforme des retraites, et compte en préciser les contours, alors que la vague de mobilisation sociale continue de submerger la France depuis le 5 décembre
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il n’y aura pas d’annonces magiques » a fait savoir Edouard Philippe à la veille de sa prise de parole pour présenter le projet du gouvernement sur les retraites. Une prévision qui donne le ton sur l’inflexibilité du gouvernement, alors même que plus de 800 000 personnes étaient rassemblées dans la rue jeudi dernier et que la grève se poursuit depuis 6 jours.

Le sénateur des Hauts-de-Seine Hervé Marseille (Union Centriste) attend d’Edouard Philippe « qu’il clarifie la situation, parce qu’on ne comprend rien depuis des semaines ». Le sénateur accuse des expressions contradictoires du gouvernement sur le sujet, du président lui-même. « À un moment chacun s'est dit qu'est-ce que ma retraite va devenir ? »

« Un président et la rue »

« L'explication est confuse, anxiogène et le résultat c'est que le débat est dans la rue » déclare-t-il. Pour le sénateur des Hauts-de-Seine, l’ampleur de la mobilisation sociale est symptomatique de la politique actuelle.

« On a un président de la République qui a tous les pouvoirs. […]  On voit un gouvernement qui ne gouverne plus, des députés élus en même temps que le président qui ont vocation à ratifier, des syndicats qui sont pusillanimes, des partis en capilotade. Donc le débat est dans la rue : il y a un président et la rue. »

Pour Hervé Marseille, il est urgent de débloquer la situation sociale et de clarifier les points de tensions sur la réforme. « À partir du moment où le gouvernement va pouvoir renouer le dialogue avec la CFDT, FO et l'UNSA, le système va retrouver de l’oxygène. » 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : « L’explication est confuse et le résultat c’est que le débat est dans la rue » déclare Hervé Marseille
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Retraites : « L’explication est confuse et le résultat c’est que le débat est dans la rue » déclare Hervé Marseille
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le