Le Medef a "demandé aux employeurs, aux branches et aux entreprises d'être bienveillants" à l'endroit des salariés lors de la grève contre la réforme des retraites prévue à partir du 5 décembre, a indiqué lundi son président, Geoffroy Roux de Bézieux.
Le patron des patrons a fait passer le message "notamment en région parisienne", a-t-il souligné à l'issue de son entretien à Matignon sur la réforme des retraites avec le Premier ministre Edouard Philippe, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye.
M. Roux de Bézieux a ainsi répondu au souhait de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui avait demandé samedi "aux chefs d'entreprises d'être compréhensifs avec leurs salariés" et de faciliter le recours au télétravail.
Le Premier ministre Edouard Philippe (d) reçoit le président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux (g) lors d'une réunion sur la réforme des retraites, le 25 novembre 2019 à l'Hôtel Matignon, à Paris
AFP
"C'est une solution, mais qui ne répond pas à tout le monde", a-t-il nuancé, prédisant "des difficultés (qui) ne seront pas de la même ampleur qu'en 1995".
Sans afficher d'inquiétude, le président du Medef a affirmé qu'"une grève très courte n'a pas d'impact sur le PIB" mais "peut avoir un impact sur l'image, sur l'attractivité du pays". En revanche, "une grève longue, c'est un peu différent..."
Dans le sillage de l'exécutif, M. Roux de Bézieux a estimé que la mobilisation du 5 décembre "est essentiellement une défense des régimes spéciaux" et que la réforme des retraites "est un problème de la fonction publique, pas du privé" dont "le régime est à l'équilibre".
D'ailleurs, "on ne voit pas, pour le moment, de mouvements de grande ampleur dans les entreprises privées", a-t-il affirmé.
Cependant, les salariés se posent "beaucoup de questions, donc il faut clarifier les choses", a-t-il ajouté, réclamant "que les grands principes de la réforme soient annoncés le plus tôt possible".
Le Medef reste par ailleurs "attaché à ce qu'une mesure d'équilibre soit prise" pour endiguer le déficit global du système de retraite avant l'entrée en vigueur du futur système "universel" promis par Emmanuel Macron pour 2025.
Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.
Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.
Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.
Si la décision de la Cour de cassation dans quelques mois est déterminante sur la fin de la campagne de Marine Le Pen, la candidate devra aussi s’assurer que sa candidature passe le filtre de la validation du Conseil constitutionnel.