Retraites: le préfet Lallement appelle à « la responsabilité » avant la mobilisation vendredi
Le préfet de police de Paris Didier Lallement a lancé jeudi un appel "à la responsabilité" pour éviter des incidents lors de la...

Retraites: le préfet Lallement appelle à « la responsabilité » avant la mobilisation vendredi

Le préfet de police de Paris Didier Lallement a lancé jeudi un appel "à la responsabilité" pour éviter des incidents lors de la...
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Le préfet de police de Paris Didier Lallement a lancé jeudi un appel "à la responsabilité" pour éviter des incidents lors de la manifestation sur les retraites vendredi qui doit, fait rarissime, s'achever place de la Concorde.

Pour la septième journée d'action, la manifestation doit s'élancer vendredi à 11H00 depuis la place de la République pour une dispersion prévue vers 19H00 place de la Concorde.

"Ce choix de lieux est celui des organisateurs de la manifestation et relève de leur seule responsabilité. La préfecture de Police mobilisera des moyens humains et matériels significatifs visant à assurer la sécurité des manifestants et à prévenir les violences et dégradations en marge du cortège", prévient le préfet Lallement dans son communiqué.

Le 6 février 1934, une manifestation à l'appel de l'extrême droite, place de la Concorde face à l'Assemblée nationale, s'était achevée par des émeutes sanglantes avec au moins 15 morts et plusieurs centaines de blessés.

Depuis, la tradition républicaine veut que les manifestations à l'appel de syndicats évitent la place de la Concorde, proche des lieux de pouvoirs, même s'il y eut des exceptions. Le 30 mai 1968, les gaullistes avaient défilé de la Concorde à la place de l'Etoile, mais il s'agissait d'une manifestation de soutien au pouvoir en place.

Concernant les "gilets jaunes", leurs manifestations déclarées ne prévoyaient pas de point d'arrivée à Concorde, ce qui ne les a pas empêcher d'essayer d'y aller.

"Actuellement, décider une fin de parcours place de la Concorde, c'est faire le choix d'en faire un potentiel champ de bataille", s'inquiète auprès de l'AFP un haut responsable de l'Intérieur.

Dans son communiqué, le préfet de police en appelle "à la responsabilité de chacun afin que cet exercice du droit de manifester se déroule dans le respect de L’Etat de droit, de la sécurité des personnes et des biens".

Comme lors des précédentes manifestations d'ampleur, entre 5.000 à 6.000 membres des forces de l'ordre devraient être déployés. Des contrôles seront effectués sur les axes desservant la capitale et des périmètres d'interdiction de circuler et de manifester seront établis (Champs-Elysées et sites institutionnels).

Une réquisition a été adressée à la mairie de Paris pour l'enlèvement de tout ce qui pourrait servir de projectiles et pour sécuriser les chantiers sur le parcours.

Dans son communiqué, M. Lallement demande "à l'ensemble des manifestants pacifiques" de "se positionner dans le cortège syndical et non dans un pré-cortège où les groupes radicaux ont pris l'habitude de se former".

Il invite par ailleurs les manifestants "à se conformer strictement aux consignes des organisateurs, à se désolidariser des actions violentes".

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