Retraites: Pietraszewski défend « un 49-3 de rassemblement »
Le secrétaire d'Etat chargé des Retraites, Laurent Pietraszewski, défend le choix d'abréger les débats à l'Assemblée pour faire...

Retraites: Pietraszewski défend « un 49-3 de rassemblement »

Le secrétaire d'Etat chargé des Retraites, Laurent Pietraszewski, défend le choix d'abréger les débats à l'Assemblée pour faire...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire d'Etat chargé des Retraites, Laurent Pietraszewski, défend le choix d'abréger les débats à l'Assemblée pour faire adopter la réforme, évoquant "un 49-3 de rassemblement" qui "reprend presque toutes les demandes de la majorité", dans un entretien aux Echos.

L'opposition n'a pas décoléré dimanche après le recours du gouvernement à l'article 49-3 de la Constitution pour permettre une adoption en première lecture, sans vote, du projet de loi instituant un régime universel de retraite à points.

"Nous avons fait un 49-3 de rassemblement", estime a contrario Laurent Pietraszewski, faisant valoir que le texte sur lequel le gouvernement engage sa responsabilité "reprend presque toutes les demandes de la majorité" et "manifeste que les oppositions ont été entendues".

Ainsi, "les députés communistes ont fait part de demandes précises sur des sujets importants, comme la retraite des égoutiers qui justifiait des garanties", relève le secrétaire d'Etat. Le gouvernement a de fait retenu un amendement communiste qui précise que les égoutiers recrutés avant le 1er janvier 2022 pourront partir à la retraite à 52 ans.

La pénibilité, elle, constitue "l'un des sujets sur lesquels syndicats et patronat devront trouver un accord en conférence de financement. En tout état de cause, ce sujet reste ouvert, le débat n'est pas fini", estime Laurent Pietraszewski.

Quant aux avocats, "globalement", ils "sont gagnants à la réforme", ajoute-t-il en citant le maintien de leur caisse autonome et le fléchage de "nombreuses recettes, comme les droits de plaidoirie". "Maintenant, à eux de travailler pour mettre en place une péréquation professionnelle", poursuit le secrétaire d'Etat.

La nouvelle mouture du projet de loi ne reprend pas l'article qui évoquait l'épargne retraite et ratifiait des ordonnances issues de la loi PACTE sur ce sujet: à gauche, des opposants y avaient vu une intention du gouvernement de développer les régimes par capitalisation.

La suppression de cet article constitue "une demande des rapporteurs, et nous ne voulions pas mélanger la répartition et ces dispositions sur la retraite supplémentaire. Nous trouverons un autre véhicule pour ratifier ces ordonnances", indique Laurent Pietraszewski.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le