Retraites : Stéphane Troussel dénonce « les arnaques derrière les annonces du Premier ministre »
La mobilisation sociale contre la réforme des retraites continue de crisper le pays à l’approche des fêtes de fin d‘année, alors qu’aucune trêve n’est prévue. Pour Stéphane Troussel, le gouvernement est le seul responsable.

Retraites : Stéphane Troussel dénonce « les arnaques derrière les annonces du Premier ministre »

La mobilisation sociale contre la réforme des retraites continue de crisper le pays à l’approche des fêtes de fin d‘année, alors qu’aucune trêve n’est prévue. Pour Stéphane Troussel, le gouvernement est le seul responsable.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est le gouvernement qui est responsable de la situation, c'est lui qui a voulu ce conflit, en pleine période des fêtes » déclare le président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel. « C'est lui qui a organisé la concertation, qui a choisi ce calendrier, qui a annoncé un certain nombre de lignes rouges ».

Pour Stéphane Troussel, la position du gouvernement, qui appelle « à une trêve de Noël » pour débloquer les transports pendant cette période, est hypocrite. Il y voit un calendrier qui n’a pas été choisi au hasard, surtout pour une réforme des retraites aussi clivante.  « Il n'y a pas besoin d'être énarque pour comprendre l'arnaque qu'il y a derrière les annonces du Premier ministre. »

« Ça fait 20 mois que la concertation a lieu sur ce sujet, ça fait 20 mois que le gouvernement cafouille » estime Stéphane Troussel, en citant tour à tour les déclarations paradoxales sur l’âge pivot, la pénibilité, ou encore la clause du grand-père.  « Je ne suis pas favorable à la retraite par points » balaye-t-il.

Si l’élu socialiste estime que « c’est au gouvernement de trouver une solution », il annonce la création d’un contre-projet d'ensemble « avec des mesures spécifiques », qui sera présenté dans les prochains jours. À l’origine de ces propositions de mesures ? L’ensemble de la gauche, réunie dans des groupes interparlementaires réunissant sénateurs et députés. « C'est un combat commun la retraite, nous voulons proposer des alternatives. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : Stéphane Troussel dénonce « les arnaques derrière les annonces du Premier ministre »
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Retraites : Stéphane Troussel dénonce « les arnaques derrière les annonces du Premier ministre »
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

Retraites : Stéphane Troussel dénonce « les arnaques derrière les annonces du Premier ministre »
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le