Retrouvailles entre François Hollande et les sénateurs PS
Une quinzaine de sénateurs socialistes ont pu échanger avec l’ancien chef de l’Etat à l’issue de son interview sur Public Sénat. Au menu des échanges, de vieux souvenirs, mais aussi la situation du pays et du parti socialiste.

Retrouvailles entre François Hollande et les sénateurs PS

Une quinzaine de sénateurs socialistes ont pu échanger avec l’ancien chef de l’Etat à l’issue de son interview sur Public Sénat. Au menu des échanges, de vieux souvenirs, mais aussi la situation du pays et du parti socialiste.
Public Sénat

Par Jérôme Rabier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après une heure et demie d’interview, François Hollande s’est accordé un moment de convivialité avec les sénateurs socialistes.

Retrouvailles avec de vieux camarades, continuité de la relation pour d’autres. Avec un peu de nostalgie pour Vincent Éblé, sénateur de Seine-et-Marne. « Il y a forcément un côté nostalgie quand on a vécu  des choses fortes  ensembles»  nous confie-t-il. « Quand on se retrouve, évidemment on les évoque. On communique de façon rapide et intuitive »

Pendant une trentaine de minutes, une quinzaine de sénateurs ont pu échanger en privé avec l’ancien chef de l’Etat sur la situation du pays, mais aussi du Parti socialiste. « Sa parole ne peut que compter pour Rachid Temal, sénateur du Val d’Oise. Dès lors qu’il s’inscrit dans une démarche collective. Puisqu’il n’y aura pas de reconstruction du Parti socialiste par une personne. Donc tous ceux et toutes celles qui veulent y participer sont les bienvenus».

Si François Hollande a affirmé n’avoir aucun projet personnel, Patrick Kanner, qui a été son ministre, espère qu’avec le recul,  son bilan ne sera pas balayé par son renoncement à se représenter.

« Est-ce qu’il y aura un jour réhabilitation de son quinquennat, je le souhaite, j’ai fait partie de l’équipe. Pendant presque trois ans, rappelle le président du groupe PS au Sénat ». Et au vu de la situation politique actuelle, avec les difficultés actuelles, il ajoute : « Les Français peuvent aujourd’hui comparer ce qu’est la présidence d’un socialiste […] et une présidence libérale  qui ne répond pas à un critère majeur qui est la lutte contre les inégalités ».

Toujours présent sans vraiment s’engager aux côtés de la direction du PS, François Hollande reste une voix écoutée dans le parti. Un plaisir pour les sénateurs présents même si d’autres dénoncent, en aparté,  une figure tutélaire un peu trop présente qui empêche une nouvelle génération d’émerger.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le