Revenants : « Nous sommes parfaitement en capacité de les prendre en charge », déclare Belloubet
La garde des Sceaux indique sur Public Sénat que les prisons françaises sont « parfaitement en mesure de pouvoir accueillir » les terroristes et les individus radicalisés revenus d’Irak ou de Syrie.

Revenants : « Nous sommes parfaitement en capacité de les prendre en charge », déclare Belloubet

La garde des Sceaux indique sur Public Sénat que les prisons françaises sont « parfaitement en mesure de pouvoir accueillir » les terroristes et les individus radicalisés revenus d’Irak ou de Syrie.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’attaque terroriste de Condé-sur-Sarthe du 5 mars, au cours de laquelle deux surveillants ont été blessés à l’arme blanche par un détenu radicalisé et sa compagne, relance la question de leurs conditions de détention. Les prisons françaises sont-elles en capacité d’accueillir les revenants, ces combattants revenus d’Irak et de Syrie ? « Mais bien sûr », assure la ministre Belloubet sur Public Sénat :

« Il n’y a pas de doute là-dessus. Nous sommes parfaitement en mesure de pouvoir accueillir dans nos établissements pénitentiaires des personnes dont la dangerosité est avérée, quelle qu’en soit la raison, y compris des personnes qui sont soit des détenus terroristes, soit des personnes radicalisées. »

La garde des Sceaux ajoute que la France a déjà eu l’expérience de ce type de détenu. « Nous en avons déjà accueilli […]  Il y en a déjà quelques-uns dans nos établissements pénitentiaires. Donc évidemment, nous les accueillons. Ce qui ne veut pas dire, si c’est la question sous-jacente, que la France a changé de position. Je le redis ici, nous n’accueillons pas de nouvelles personnes, revenues des terrains de combats. »

Selon la ministre, la France est donc en mesure de les accueillir. Mais elle ne souhaite pas les accueillir. La position du gouvernement demeure floue et semble évoluer de semaine en semaine. Début février, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian affirmait que l'objectif des autorités était d'éviter la « dispersion » des combattants, un « risque majeur » selon lui.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le

Lyhanna Case – Funerals and Last Tribute.
4min

Politique

Affaire Lyhanna : « Pertes de temps, défaillances et absence de suivi de procédure », pointe le  pré-rapport d’inspection

Trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, l'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice a présenté un premier rapport destiné à faire la lumière sur les dysfonctionnements et les erreurs individuelles qui ont conduit à cette affaire qui a ému la France entière. Devant la presse, les deux inspecteurs généraux de la justice et de la gendarmerie, ont confirmé que la plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella n'avait « pas été traitée comme une procédure prioritaire », par les services d'enquête et le parquet du Gers.

Le