Révision de la Constitution: « des lignes rouges ou fortement clignotantes », selon Larcher
Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a fait état dimanche de "lignes rouges ou très fortement clignotantes" sur la révision...

Révision de la Constitution: « des lignes rouges ou fortement clignotantes », selon Larcher

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a fait état dimanche de "lignes rouges ou très fortement clignotantes" sur la révision...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a fait état dimanche de "lignes rouges ou très fortement clignotantes" sur la révision de la Constitution, dénonçant notamment comme "un gadget" la limitation des mandats dans le temps et disant sa "méfiance" vis-à-vis de la proportionnelle.

"Cette année, on va commémorer les 60 ans de la Constitution de la Ve République. On l'a déjà beaucoup modifiée, on l'a déjà trop modifiée" et donc il ne faut y toucher que "d'une main tremblante", a déclaré M. Larcher dans l'émission "Le Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI, où il était interrogé sur la réforme voulue par le président de la République et annoncée pour le premier semestre.

"Si l'objectif est de contribuer (...) à mieux réconcilier les Français avec le politique, le Parlement, l'exécutif et donc à faire mieux fonctionner la démocratie, à mieux fabriquer la loi, alors il faut y aller. Mais si c'est pour faire un coup qui sera oublié quelques mois après, alors ca ne sert à rien", a-t-il ajouté.

Le sénateur des Yvelines, qui a rappelé qu'un "groupe de travail transpartisan" au Sénat doit formuler des propositions le 24 janvier, a évoqué des points de convergence sur la réforme institutionnelle ou sur lesquels il est possible de travailler, comme la suppression de la Cour de Justice de la République (CJR) ou la composition du Conseil constitutionnel.

Mais, a-t-il prévenu, "j'ai plusieurs lignes rouges ou très fortement clignotantes".

Il a ainsi exprimé sa "méfiance vis-à-vis de la proportionnelle", se disant aussi "très attentif à une France fracturée" et à la "territorialisation des députés et des sénateurs".

M. Larcher de nouveau critiqué l'idée "gadget" d'une limitation des mandats dans le temps, soulignant que "cela concerne 12 sénateurs sur 348 aujourd'hui".

Quant à la réduction du nombre de parlementaires, il a campé sur sa demande de conserver pour les sénateurs "un ratio mathématique de O,6 du nombre de députés". Ce seuil, qui reviendrait si les députés sont réduits de 577 à 400 à avoir 240 sénateurs, correspond à "la pratique constitutionnelle des 3/5e", le seuil de suffrages exprimés requis au Congrès pour toute révision de la Constitution, a-t-il observé.

Il s'est aussi prononcé contre l'inscription du nombre de parlementaires dans la Constitution, pour ne pas "figer les lois électorales qui peuvent être amenées à répondre à des crises politique ou à des situations particulières".

Le président LR du Sénat, pour qui Emmanuel Macron "doit prendre en compte plus le Parlement", s'est par ailleurs présenté comme "rond dans tous les sens du terme", mais "aussi déterminé".

"Quand je dis non, c'est le non d'Antigone, un non rare mais sur lequel on ne revient pas", a-t-il glissé

Partager cet article

Dans la même thématique

Banque d’images du Sénat – Wlad Simitch Capa Pictures
5min

Politique

Sénatoriales 2026 : la candidature dissidente de l’écologiste Bruno Bernard va-t-elle changer la donne dans le Rhône ?

Bruno Bernard, ancien président de la métropole de Lyon, a finalement décidé de déposer sa propre liste aux sénatoriales dans le Rhône, faisant ainsi concurrence à la liste d'union de la gauche (écologistes, PS, PCF) menée par le sénateur sortant, Thomas Dossus. En 2020, la liste de Thomas Dossus avait fait élire trois sénateurs sur les sept que compte le département.

Le

Révision de la Constitution: « des lignes rouges ou fortement clignotantes », selon Larcher
3min

Politique

« La première mesure sociale sera de garantir à tous les Français d'être prioritaires chez eux », défend Laurent Jacobelli

Lors de son meeting à Hénin-Beaumont ce dimanche, Marine Le Pen a mis l’accent sur le logement, et notamment sur sa volonté d’accorder une priorité aux citoyens français dans l’attribution des logements sociaux. « On a toujours fait de la priorité nationale une des pierres angulaires de notre politique sociale », explique le député RN Laurent Jacobelli.

Le

Ursula Von Der Leyen NATO Meeting In Brussels
5min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sous pression

Après avoir reçu une lettre du président français, Emmanuel Macron, mardi 8 septembre, insistant sur la nécessité d’adopter un « texte européen » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reçoit aujourd’hui une nouvelle lettre ouverte de familles endeuillées demandant une meilleure mise en œuvre de la législation européenne sur les plateformes. La présidente est attendue le 16 septembre pour présenter ses annonces.

Le