«Rien ne justifie les provocations contre la République», met au point Gérard Larcher
Avant les explications de vote sur le projet de loi Pacte, le président du Sénat a pris la parole pour condamner fermement les récentes actions antisémites et les agressions envers les parlementaires.

«Rien ne justifie les provocations contre la République», met au point Gérard Larcher

Avant les explications de vote sur le projet de loi Pacte, le président du Sénat a pris la parole pour condamner fermement les récentes actions antisémites et les agressions envers les parlementaires.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Dans un climat politique tendu, marqué ces dernières semaines par une grande violence, le président du Sénat a choisi de prendre la parole, avant les interventions des sénateurs sur le projet de loi Pacte (croissance et transformation des entreprises). Il a exprimé la solidarité du Sénat aux parlementaires visés ces dernières semaines.

« Attaquer des hommes et des femmes qui investissent une grande partie de leur vie dans la défense de l’intérêt général et qui s’engagent au service de leurs concitoyens, c’est nier la démocratie et c’est malmener la République », a déclaré Gérard Larcher. Il a notamment adressé un message de soutien à son homologue de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, dont la résidence en Bretagne a été visée par un début d’incendie.

Indiquant que « chacun » pouvait « comprendre les souffrances exprimées », dans une période de « désarroi » et dans un pays fracturé, le président du Sénat a appelé à ne rien céder face à la violence. « Rien, et je veux le réaffirmer solennellement, rien ne justifie le recours à la violence. Rien ne justifie de bafouer l’état de droit. Rien ne justifie les provocations contre la République. »

« La nausée que nous inspire la résurgence de l’antisémitisme »

Après plusieurs jours marqués par des actes antisémites – les arbres plantés en la mémoire d'Ilan Halimi retrouvés sciés en sont le dernier exemple – ou le saccage d’églises, le sénateur des Yvelines a appelé l’hémicycle à « ne rien céder » :

«Quand plus aucun symbole n’est respecté, comment s’étonner de la résurgence de comportements que nous pensions définitivement appartenir au passé. La nausée que nous inspire la résurgence de l’antisémitisme, tout comme les récentes profanations d’églises renforcent notre détermination à ne rien céder quand l’essentiel est en jeu. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
4min

Politique

[Info Public Sénat]. Gérard Larcher saisit le président du comité de déontologie après la plainte visant le sénateur LR Thierry Meignen, pour menaces de mort

Le président du Sénat, Gérard Larcher vient de saisir le président du comité de déontologie de la chambre haute sur le cas du sénateur LR, Thierry Meignen. Une saisine qui fait suite aux interpellations des groupes de gauche du Sénat sur les propos tenus par l’élu à l’encontre de Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil aux éditions Stock. La journaliste a déposé plainte mardi contre l'ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis pour menaces de mort.

Le

«Rien ne justifie les provocations contre la République», met au point Gérard Larcher
5min

Politique

Départ de David Lisnard des Républicains : « La droite est rattrapée par le syndrome d’autodestruction », déplore Agnès Evren

Quatre jours après le second tour des élections municipales, la droite se projette vers la présidentielle 2027. Les adhérents des Républicains seront appelés à choisir en avril pour le mode de désignation de leur candidat à ce scrutin. Un vote qualifié de « truqué » par le maire de Cannes David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. « Je le regrette profondément, parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique », réagit ce jeudi 26 mars Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, au micro de Public Sénat.

Le