Roxana Maracineanu à Alain Finkielkraut : « Les femmes pratiquent le sport qu’elles veulent »
« Les femmes pratiquent le sport qu’elles veulent » répond la ministre des sports Roxana Maracineanu à Alain Finkielkraut, après ses propos sexistes.

Roxana Maracineanu à Alain Finkielkraut : « Les femmes pratiquent le sport qu’elles veulent »

« Les femmes pratiquent le sport qu’elles veulent » répond la ministre des sports Roxana Maracineanu à Alain Finkielkraut, après ses propos sexistes.
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À la veille de l’ouverture du mondial féminin de football, Roxana Maracineanu est plutôt d’excellente humeur. Mais les propos du philosophe Alain Finkielkraut déclarant au sujet de la coupe du monde féminine, « Ce n’est pas comme ça que j’ai envie de voir des femmes », ne l’enchantent pas. Au micro de « Sénat 360 », elle recadre le philosophe : « Les femmes pratiquent le sport qu’elles veulent et je tiens à rappeler que le football est un sport comme un autre, qu’il soit au féminin ou au masculin. »

Et d’ajouter : « Ce que l’on veut c’est la mixité. Autant de petits garçons qui dansent qu’autant de petites filles qui jouent au rugby ou au football. Et casser les stéréotypes. »

Pour la ministre des sports, le football féminin, qu’elle « adore suivre » est un peu différent du foot masculin. Elle explique ça par le fait que c’est « un jeu qui ne s’arrête pas » : « Il n’y a pas beaucoup de « coups », c’est moins physique, il y a moins d’arrêts de jeu. C’est un football très technique où l’on arrive à suivre plus facilement la balle. C’est un effort qui, moi en tant que femme, me parle plus que celui des hommes. »

Interrogée sur le rapport rendu aujourd’hui au Sénat autour du football féminin, et particulièrement sur le statut des joueuses de haut niveau qui sont considérées comme des sportives « amateures » alors que les hommes sont des sportifs professionnels ,  Roxana Maracineanu répond : « C’est un enjeu qui ne concerne pas que le football mais tous les sports collectifs féminins aujourd’hui (…) Je pense que les femmes au football préféreraient être intégrées à la ligue professionnelle masculine et travailler plus sur la redistribution au sein même de la ligue et une vente commune des droits, en termes de rediffusion des matchs. »

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