RSA : « Ce sont les départements les plus pauvres qui paient » dénonce Stéphane Troussel
Le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis état l’invité de Territoires d’Infos, ce matin. À deux jours du congrès des départements de France Stéphane Troussel prévoit « un risque de tension supplémentaires avec les collectivités locales. »

RSA : « Ce sont les départements les plus pauvres qui paient » dénonce Stéphane Troussel

Le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis état l’invité de Territoires d’Infos, ce matin. À deux jours du congrès des départements de France Stéphane Troussel prévoit « un risque de tension supplémentaires avec les collectivités locales. »
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que le  87ème congrès des départements de France se tient mercredi à Marseille, Stéphane Troussel a rappelé ses principales préoccupations : la question des mineurs isolés et le financement du RSA.  « En moins de deux ans, le nombre de mineurs non accompagnés accueillis en Seine-Saint-Denis aura quasiment doublé avec une charge financière qui sera passée de 19 millions fin 2015 à plus de 42 millions fin 2017 » alerte le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Il s’alarme du fait que son département n’a pas les moyens financiers de gérer cette situation.  

RSA : « l’allocation doit reposer sur les finances de l’État »

« Ce sont les départements les plus pauvres qui paient et qui font payer aux pauvres pour un peu plus pauvres qu’eux. Ce système-là ne peut plus durer parce qu’on abîme la notion même de solidarité dans notre pays » prévient Stéphane Troussel. Le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis plaide pour que le « financement de l’allocation » « repose sur les finances de l’État. » Stéphane Troussel déclare cependant que les régions doivent « continuer à assurer l’accompagnement individuel, la politique d’insertion. » Il rappelle que « ce sont les choix de politique économique et sociale du gouvernement qui influencent directement le nombre d’allocataires. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le