Ruffin (LFI) critique « une police nationale devenue police des PDG »
François Ruffin a critiqué mardi "une police nationale devenue police des PDG" après des affirmations de Mediapart selon...

Ruffin (LFI) critique « une police nationale devenue police des PDG »

François Ruffin a critiqué mardi "une police nationale devenue police des PDG" après des affirmations de Mediapart selon...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Ruffin a critiqué mardi "une police nationale devenue police des PDG" après des affirmations de Mediapart selon lesquelles le député LFI et son journal Fakir ont fait l'objet d'un espionnage à la demande du groupe LVMH.

Dans un article mis en ligne mardi, Mediapart affirme que cette surveillance a valu au patron du géant du luxe, Bernard Arnault, d'être entendu le 17 janvier par la police dans le cadre d'une enquête visant Bernard Squarcini, ancien patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

A l'heure actuelle, M. Squarcini travaille notamment pour LVMH, via une société de conseil privée qu'il a créée en 2013.

"On apprend aujourd'hui que les deux Bernard, Arnault et Squarcini, s'appliquent à me surveiller, moi, Fakir et mes proches. Je tiens surtout à souligner une chose: la porosité entre la surveillance privée et la police nationale. Une police nationale devenue police des PDG", a réagi sur Twitter François Ruffin, qui "étudie" la possibilité de porter plainte et remercie Mediapart pour son enquête.

Durant son audition, M. Arnault a répondu n'avoir "aucune information à ce sujet", selon Mediapart qui cite le procès verbal de son audition.

Contacté par l'AFP, le groupe LVMH n'a pas souhaité faire de commentaire.

Cette surveillance a duré un an "sur une période allant au moins de mars 2015 à février 2016", détaille le média en ligne qui s'appuie sur des rapports et témoignages.

A l'époque, François Ruffin n'était pas encore député de La France Insoumise mais un journaliste et documentariste engagé. Il travaillait sur le tournage de "Merci Patron", film satirique sur le leader mondial du luxe, qui a glané en 2017 le César du meilleur documentaire.

Le film raconte le combat d'un couple d'anciens ouvriers d'LVMH dans le nord de la France parvenus, avec l'aide du réalisateur, à soutirer de l'argent à Bernard Arnault, l'une des plus grosses fortunes de France.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le

7min

Politique

Réintroduction de l’acétamipride : le sénateur Laurent Duplomb repasse à l’offensive

Après la censure du Conseil constitutionnel de certaines dispositions de sa proposition de loi l’été dernier, le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte au Sénat, soutenu par plusieurs groupes politiques. L’objectif : réintroduire, pour certaines cultures, deux insecticides néonicotinoïdes, en adaptant la copie aux réserves émises par les Sages. Une initiative dénoncée par les Écologistes.

Le