Rythmes scolaires : le Sénat invite le ministre de l’Éducation à ne pas les changer
Alors que le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer souhaite que les communes puissent revenir à la semaine de quatre jours, le groupe de travail du Sénat sur la réforme des rythmes scolaires vient de présenter son rapport, lui enjoignant de ne pas revenir sur la réforme du quinquennat précédant, instaurant la semaine à quatre jours et demi.

Rythmes scolaires : le Sénat invite le ministre de l’Éducation à ne pas les changer

Alors que le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer souhaite que les communes puissent revenir à la semaine de quatre jours, le groupe de travail du Sénat sur la réforme des rythmes scolaires vient de présenter son rapport, lui enjoignant de ne pas revenir sur la réforme du quinquennat précédant, instaurant la semaine à quatre jours et demi.
Public Sénat

Par Alice Bardo

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Aussi « improvisée et incomplète » que soit la réforme sur les rythmes scolaires conduite par Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem, un groupe de travail du Sénat recommande au ministre de l’Éducation de ne pas revenir sur la semaine de quatre jours et demi pour répondre au « besoin de stabilité » exprimé par les dizaines d’acteurs du monde éducatif rencontrés au cours de son enquête. « Ce serait un mauvais signe car on ferait prévaloir le monde des adultes sur celui des enfants", a estimé Jean-Claude Carl, l’un des rapporteurs du rapport sénatorial. D’autant que les sénateurs ont constaté sur le terrain « un ressenti largement positif du point de vue des apprentissages en école élémentaire ». En maternelle, une « fatigue » des enfants a été notée. « L’école ne maîtrise pas le temps des familles », a toutefois tempéré Jean-Claude Carle.

Jean-Michel Blanquer prévoit pourtant de permettre aux communes, si elles le souhaitent et à la condition d’un « consensus local » avec les conseils d’école, de revenir à la semaine de quatre jours. Dans l’hypothèse où une telle mesure serait adoptée, les sénateurs enjoignent l’exécutif à fixer à 5h30 la durée maximale des cours et de compenser par une réduction des vacances scolaires.

Autre demande des sénateurs, l’évaluation de la réforme sur les rythmes scolaires engagée sous François Hollande. Trois ans après sa mise en œuvre, aucun résultat de celle qui aurait due être menée par le ministère de l’Éducation n’a encore été publié.

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