Saisine du Conseil constitutionnel sur la loi anticasseurs : « Le Président fait de la politique » affirme Luc Carvounas
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le député PS du Val-de-Marne Luc Carvounas estime qu’Emmanuel Macron fait de la politique en saisissant le Conseil Constitutionnel sur la loi « anticasseurs » mais n’imagine pas que le Conseil rejette ce texte.

Saisine du Conseil constitutionnel sur la loi anticasseurs : « Le Président fait de la politique » affirme Luc Carvounas

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le député PS du Val-de-Marne Luc Carvounas estime qu’Emmanuel Macron fait de la politique en saisissant le Conseil Constitutionnel sur la loi « anticasseurs » mais n’imagine pas que le Conseil rejette ce texte.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Sénat a adopté hier soir, dans les mêmes termes, la proposition de loi « anticasseurs » déjà adoptée par l’Assemblée nationale le 5 février dernier. Lundi, Emmanuel Macron a fait savoir par la voix de Benjamin Griveaux qu’il va saisir lui-même le Conseil constitutionnel. Les Sages devront dire si oui ou non la future loi anticasseurs constitue une entrave aux libertés fondamentales.

« Le Président de la République fait de la politique, il fait une prise du judo » estime ce matin Luc Carvounas. Il ajoute : « Il savait très bien que les oppositions allaient saisir le Conseil constitutionnel, notamment sur l’article 2. Cet article dit que ce sont les préfets qui pourront donner un avis sur le fait de pouvoir manifester ou non et non les juges. C’est très grave en termes de libertés. »

Alors que le Conseil Constitutionnel vient d’être renouvelé de plusieurs de ses membres, Luc Carvounas n’imagine pas celui-ci rejette la loi « anticasseurs » : « Pour clore le débat, le Président de la République renvoie au Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel vient d’être renouvelé il y a peine quelques jours. Je n’imagine pas un instant que le premier acte politique du Conseil constitutionnel, renouvelé pour bon nombre de ses membres par le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat, pose comme premier acte politique de renvoyer dans les cordes un texte porté par la majorité. »

Il conclut : « Je serais très étonné que le Conseil rejette le texte mais j’espère que ce sera le cas au nom des libertés. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Saisine du Conseil constitutionnel sur la loi anticasseurs : « Le Président fait de la politique » affirme Luc Carvounas
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Saisine du Conseil constitutionnel sur la loi anticasseurs : « Le Président fait de la politique » affirme Luc Carvounas
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Saisine du Conseil constitutionnel sur la loi anticasseurs : « Le Président fait de la politique » affirme Luc Carvounas
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le