Samia Ghali « déconseille de mettre la police de proximité » dans les quartiers « où le danger est omniprésent »
Alors que le président de la République précise les contours de la police de sécurité du quotidien, ce mercredi, la sénatrice des Bouches du Rhône le met en garde sur le « danger » qui existe dans les quartiers prioritaires et déconseille la mise en place de cette police. 

Samia Ghali « déconseille de mettre la police de proximité » dans les quartiers « où le danger est omniprésent »

Alors que le président de la République précise les contours de la police de sécurité du quotidien, ce mercredi, la sénatrice des Bouches du Rhône le met en garde sur le « danger » qui existe dans les quartiers prioritaires et déconseille la mise en place de cette police. 
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

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Invitée de Territoires d’Infos, la sénatrice des Bouches du Rhône, s’est exprimée sur la création de la police de sécurité du quotidien promise par Emmanuel Macron. Le président de la République va préciser les grandes lignes de cette mesure prévue pour 2018, ce mercredi après-midi. En 2012, la sénatrice des Bouches du Rhône avait préconisé l’envoi de l’armée dans les quartiers pour lutter contre le trafic de drogue. Aujourd’hui elle « déconseille de mettre la police de proximité dans ces quartiers » et met en garde sur le fait que « le danger (y) est omniprésent. »

« On nous parle aujourd’hui d’une police de proximité en 2018 dont acte sauf qu’on va envoyer une police de proximité dans des endroits où le danger est omniprésent. Quand je dis danger, je mesure mes mots » alerte Samia Ghali.  Elle dresse un constat alarmant de l’état des quartiers prioritaires, critique le fait que « les CRS ont complètement déserté les quartiers » et que la présence de « la police a diminué dans les territoires. » Samia Ghali ne renie pas sa volonté d’envoyer l’armée dans les quartiers et prévient « si on reste comme ça de manière angélique en pensant qu’on est face à de la petite délinquance (…) on se trompe. »

« Aujourd’hui on a des quartiers où la délinquance juvénile est de plus en plus forte à un niveau tel que vous ne pouvez même pas l’imaginer » s’alarme-t-elle. Au vu de l’état « dans lequel sont certains quartiers », elle « déconseille de mettre la police de proximité. » Samia Ghali « ne fait pas confiance aux chiffres » de la police sur la délinquance. Un syndicat de police marseillais a récemment accusé sa direction de minimiser les chiffres de la délinquance. 

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