Politique
Devant la commission d’enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs, Grand Frais a présenté la singularité de son modèle. L'enseigne a aussi dû se défendre sur plusieurs fronts sensibles.
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Par Public Sénat
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Le président du MoDem François Bayrou a dénoncé jeudi la "soumission" des pays européens face aux États-Unis, alors que le président américain Donald Trump menace de sanctions les entreprises commerçant avec l'Iran.
En se retirant de l'accord sur le nucléaire iranien et en agitant le couperet de sanctions pour les compagnies qui maintiendraient leurs liens commerciaux avec Téhéran, "M. Trump a révélé que l’Europe était désormais dans une situation de soumission", a affirmé l'ancien garde des Sceaux lors de l'émission "Questions d'info" LCP-AFP-Le Point.
Pour M. Bayrou, "le destin de l’Europe n’est plus entre les mains des Européens, parce que M. Trump a pris une décision vis-à-vis de l’Iran, et toutes les compagnies européennes sont obligées de s'y plier".
Outre les menaces liées aux échanges commerciaux avec l'Iran, les États-Unis ont imposé vendredi des taxes à l'importation de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium, après avoir dans un premier temps épargné ces tarifs aux exportations européennes.
Une situation qui, aux yeux de M. Bayrou, obligerait les Européens à "pren(dre) la dimension du défi" plutôt que de laisser "chacun joue(r) sa propre carte en essayant de passer entre les gouttes".
"J'attends que ces questions soient posées" au G7, qui débute vendredi au Canada, a ajouté le président du MoDem. Arrivé mercredi sur le continent américain, Emmanuel Macron a déjà promis une discussion "utile et franche avec le président Trump".
M. Bayrou lui sait d'ailleurs gré "de lever l'étendard de la révolte" face aux mesures protectionnistes du chef d'État américain.