« Sans tête pensante », Marine Le Pen doit se « réinventer », selon la presse
La rupture entre Marine Le Pen et Florian Philippot prive la présidente du Front national de sa "tête pensante" et l'oblige à...

« Sans tête pensante », Marine Le Pen doit se « réinventer », selon la presse

La rupture entre Marine Le Pen et Florian Philippot prive la présidente du Front national de sa "tête pensante" et l'oblige à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La rupture entre Marine Le Pen et Florian Philippot prive la présidente du Front national de sa "tête pensante" et l'oblige à revoir sa stratégie de conquête du pouvoir, selon la presse de vendredi.

Le Parisien explique que le numéro deux "a claqué hier (jeudi) la porte d'un parti dont il avait été le stratège pendant des années. Pour lui comme pour le Front, l'avenir est incertain".

Le départ du chef de file de la ligne "souverainiste" laisse le parti frontiste "dans l'entre-soi", constate Libération sous la plume de Tristan Berteloot.

"Le FN sans Philippot entend revenir à ses thèmes favoris", affirme Yves Thréard dans Le Figaro: "lutte contre l'immigration, l'islamisme, l’insécurité, défense du petit commerce (...) Un retour aux sources du père, en quelque sorte. Mais la fille doit encore faire la preuve de son talent à le mettre au goût du jour", ajoute l'éditorialiste.

Pour Le Monde, "aujourd'hui, Marine Le Pen reste forte des quelque 10 millions de Français qui ont voté pour elle le 7 mai" 2017 au second tour de la présidentielle. "Encore lui faut-il réinventer toute sa stratégie. Sans tête pensante, désormais, pour l'y aider."

- 'Boulet' -

"Déjà très fragilisé par la présidentielle, le parti entre dans une période d’incertitude", estime Cécile Cornudet dans Les Echos.

Pour Christophe Bonnefoy du Journal de la Haute-Marne, "Marine Le Pen, elle-même, ne fait pas forcément - ou plus - l'unanimité, alors qu'elle affirme d'ores et déjà être +la plus solide et la mieux placée+ au FN pour 2022".

"Mme Le Pen est présomptueuse. Comme si affirmer cela renforçait une légitimité mise à mal", juge Laurent Bodin de L'Alsace.

Mais "cernée par les caciques, encore marquée par sa pitoyable prestation télévisée du second tour face à Macron, Marine Le Pen ne tardera pas à apparaître comme un boulet", prédit Sébastien Lacroix dans L'Union.

"Finalement, le temps d’un vaudeville, le FN a réussi à s’affaiblir tout seul, bien plus efficacement que n’auraient pu le faire ses adversaires politiques", conclut Michel Klekowicki du Républicain lorrain.

Partager cet article

Dans la même thématique

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le