Santé : Jean Castex veut « un retour du rôle des maires dans la gouvernance et le pilotage du système »
Le premier ministre vise « une amélioration de l’organisation et de l’efficience du système » de santé. Jean Castex espère que les négociations du Ségur de la Santé « puissent aboutir sur un accord majoritaire ».

Santé : Jean Castex veut « un retour du rôle des maires dans la gouvernance et le pilotage du système »

Le premier ministre vise « une amélioration de l’organisation et de l’efficience du système » de santé. Jean Castex espère que les négociations du Ségur de la Santé « puissent aboutir sur un accord majoritaire ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Ce sont les premières questions d’actualité au gouvernement au Sénat pour le nouveau premier ministre, Jean Castex, après celle de l’Assemblée, ce mercredi matin. Interrogé sur le Ségur de la Santé, le locataire de Matignon a exprimé sa volonté d’arriver au bout des négociations.

Celui qui n’a pas hésité à rappeler devant le Sénat être un « élu issu des territoires », terme qu’il répète depuis son entrée en fonction, a annoncé vouloir redonner une place plus importante aux maires dans le système. « Nous réfléchissons, dans le cadre de ces concertations et négociations, à une amélioration de l’organisation et de l’efficience du système, qui en a besoin. Et cela passe par un accroissement, j’allais dire un retour, du rôle des élus, et notamment des maires, dans la gouvernance et le pilotage du système de santé et du système hospitalier » a-t-il expliqué, sous les applaudissements des sénateurs, visiblement satisfaits de ce point.

« J’espère que cet accord est à portée de main »

Rappelant qu’« une négociation a été conduite avec les partenaires sociaux du secteur, notamment sur les volets salariaux et indemnitaires », il a assuré que « le gouvernement souhaite (…) que ces négociations puissent aboutir sur un accord majoritaire ». « Le pays en a besoin, la santé en a besoin. Et j’espère que cet accord est à portée de main » a ajouté Jean Castex.

Il a rappelé avoir voulu ce matin que « l’effort déjà très significatif, engagé par l’Etat et la Nation, soit augmenté » car il a « souhaité introduire dans la négociation un deuxième sujet qui me paraissait insuffisamment couvert, qui est celui de l’emploi dans les établissements de santé », qui « manquent d’emplois ». « Mieux payer ces professionnels est une question de reconnaissance et de rattrapage » ajoute-t-il. Le premier ministre a annoncé ce matin mette 1,1 milliard d’euros de plus sur la table, soit un total de 7,5 milliards d’euros.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le