Nicolas Sarkozy a proposé lundi à François Fillon et Alain Juppé de se rencontrer "pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer".
"Face à la gravité de la situation (...) chacun a le devoir de tout faire pour préserver l’unité", écrit l'ancien président de la République dans un communiqué. "C’est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français", ajoute l'ancien président de LR.
C'est la première fois que l'ancien président de la République fait entendre directement sa voix dans la crise que traverse son ancien Premier ministre, empêtré dans l'affaire de l'emploi présumé fictif de son épouse, et qui fait face à une série de défections d'élus et de soutiens de sa campagne.
Alain Juppé à son arrivée à la mairie le 6 mars 2017 à Bordeaux
AFP
L'appel de M. Sarkozy survient une heure avant une déclaration à la presse prévue à 10H30 à Bordeaux par Alain Juppé, deuxième de la primaire de la droite, régulièrement cité comme recours à une candidature de François Fillon.
Les trois hommes, qui avaient réuni plus de 90% des voix lors de ce scrutin, largement remporté par M. Fillon, se sont entretenus les uns et les autres lors des dernières semaines, jamais simultanément.
Cette réunion à trois est appelée de ses voeux par l'organisateur de la primaire et député des Hauts-de-Seine Thierry Solère qui a demandé lundi matin aux trois "hommes d'Etat" d'"éviter le chaos".
Les parlementaires sont revenus en commission mixte paritaire à l’effort initial, fixé par le gouvernement à 36 milliards d’euros supplémentaires pour la défense sur la période 2024-2030. La majorité sénatoriale, qui voulait porter cet effort à 50 milliards, n’a pas eu gain de cause sur une rallonge supplémentaire. Mais au sein de cette enveloppe de + 36 milliards, elle a obtenu une accélération anticipée, avec + 1,2 milliard de plus en 2028.
Ce mardi, la commission nationale d'investiture des Républicains a investi la deuxième partie de ses candidats aux sénatoriales dans une vingtaine de départements, dont le département sensible des Alpes-Maritimes. Il faudra, toutefois, une dernière réunion du bureau de la CNI pour régler les cas des Bouches-du-Rhône et du Rhône.
La France est touchée de plein fouet par la vague de chaleur qui s’est installée depuis plusieurs jours et menace de se prolonger jusqu’en fin de semaine, avec des records de température en pagaille. Des chiffres qui en disent long sur son caractère exceptionnel, mais aussi sur la survenue de plus en plus fréquente de ce type d’événements sous l’effet du réchauffement climatique.
Le président du groupe RDPI du Sénat a décidé de ne pas se représenter en septembre prochain. Le sénateur Renaissance de la Côte-d’Or laisse ainsi derrière lui plus de 50 ans de vie politique, une présidence de groupe et un siège, que l’ancien maire de Dijon, François Rebsamen, devrait viser.