Schiappa: la lutte contre le harcèlement de rue, « priorité gouvernementale »
La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a désigné la lutte contre le harcèlement de rue comme "une priorité de l'action qu'elle mènera".

Schiappa: la lutte contre le harcèlement de rue, « priorité gouvernementale »

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a désigné la lutte contre le harcèlement de rue comme "une priorité de l'action qu'elle mènera".
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a désigné la lutte contre le harcèlement de rue comme "une priorité de l'action qu'elle mènera", mardi dans un communiqué.

Elle a souhaité que "les policiers de proximité qui seront recrutés puissent verbaliser immédiatement les auteurs d'agressions sexistes comme de discriminations", et que "toutes les politiques d'urbanisme comportent un volet concret de prévention des violences sexuelles et sexistes".

Alors qu'une pétition a été lancée pour dénoncer un harcèlement de rue à l'encontre des femmes dans le quartier Pajol, situé dans le 18e arrondissement de Paris, Mme Schiappa a rencontré lundi Alma Guirao, habitante de cet arrondissement et créatrice de Handsaway, une application recensant les agressions sexistes dans la rue et les transports.

Elle recevra avant la fin de la semaine les collectifs Paye ta schnek et Stop harcèlement de rue, qui ont multiplié les initiatives ces derniers mois pour dénoncer sexisme et harcèlement.

Son objectif est "de les réunir au sein d'une cellule chargée du suivi des données et types de situations, permettant ainsi une analyse de fond, décorrélée du temps médiatique", ajoute le communiqué.

La secrétaire d'Etat a souligné avoir pris contact également avec des institutions menant "de longue date" un travail sur ce sujet, tel le centre Hubertine Auclert.

Suite à un article du Parisien, la ville de Paris et la préfecture de police avaient reconnu vendredi "un sentiment d'insécurité" pour les femmes dans le quartier Pajol, affirmant y avoir déployé "un dispositif dédié" pour remédier à ce "harcèlement de rue".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Schiappa: la lutte contre le harcèlement de rue, « priorité gouvernementale »
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Schiappa: la lutte contre le harcèlement de rue, « priorité gouvernementale »
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le