Sébastien Chenu dénonce « le repli communautaire avec la complicité d’élus »
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau va déposer une proposition de loi pour interdire les listes communautaristes aux élections, estimant que « l'Islam politique tente de construire une contre-société à visée séparatiste et antirépublicaine ».

Sébastien Chenu dénonce « le repli communautaire avec la complicité d’élus »

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau va déposer une proposition de loi pour interdire les listes communautaristes aux élections, estimant que « l'Islam politique tente de construire une contre-société à visée séparatiste et antirépublicaine ».
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Une proposition qui séduit dans les rangs du Rassemblement National, comme l’explique Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national. « Nous la soutiendrons évidemment », explique-t-il, dénonçant « les atteintes régulières à la laïcité et le repli communautaire, avec la complicité d’un certain nombre d’élus ». « Par faiblesse, par complicité, en attendant un retour probable des voix aux élections, des élus ont été dans la capacité de donner des emplois, des subventions à des associations ou à des structures qui sont téléguidées par les Frères Musulmans dans notre pays » dénonce-t-il.

De son côté, la présidente du RN Marine Le Pen a également affirmé vouloir « interdire le voile dans l’espace public ». Interrogé sur l’interdiction potentielle des signes religieux, toutes confessions confondues, Sébastien Chenu cible particulièrement « l’Islam fondamentaliste ». « Je ne vois personne se balader avec un voile catholique et menacer le pays avec des revendications catholiques » déclare-t-il.

« J'étais dans ma circonscription ce weekend », raconte le député du Nord. « Beaucoup de nos compatriotes de confession musulmane me disent 'ne lâchez pas là-dessus'. On n'a rien à voir avec ces gens-là, avec l'Islam radical, celui qui pointe du doigt le concept républicain liberté égalité fraternité. On ne demande pas l'application de la charia, nous vivons notre religion de façon apaisée et intime ».

Pour Sébastien Chenu, il y a un véritable désengagement de l’État et des politiques publiques, qui refuse de « prendre ses « responsabilités ». « On voit bien qu'il y a un vide juridique : un certain nombre de quartiers, d’endroits, où de moments dans lesquels la loi n'est pas appliquée. [...] Où est passé l'État dans notre pays ? » interpelle Sébastien Chenu.

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