Sécurité: Le Roux annonce le déploiement de 2.600 caméras mobiles
Quelque 2.600 caméras mobiles "avec déclenchement automatique" vont prochainement être déployées au bénéfice des policiers et...

Sécurité: Le Roux annonce le déploiement de 2.600 caméras mobiles

Quelque 2.600 caméras mobiles "avec déclenchement automatique" vont prochainement être déployées au bénéfice des policiers et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Quelque 2.600 caméras mobiles "avec déclenchement automatique" vont prochainement être déployées au bénéfice des policiers et gendarmes, pour "apaiser les interventions et faire en sorte de rassurer les forces de sécurité", a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.

"2.000 caméras vont être déployées en police, 600 en gendarmerie, avec un déclenchement automatique", a déclaré le ministre au Sénat lors des questions au gouvernement, alors que le débat sur les rapports entre la police et la population, notamment dans les quartiers, a été relancé par la violente interpellation dont a fait l'objet un jeune homme à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) la semaine dernière.

Police et gendarmerie disposent déjà de ces caméras, mais leur expérimentation va comprendre désormais un déclenchement obligatoire, a précisé le ministère de l'Intérieur.

M. Le Roux a affirmé que le dispositif des caméras mobiles, ou caméras-piétons, était "bien plus opérationnel qu'un récépissé, qui entraînera(ît) une forme de lourdeur".

"Sommes-nous prêts demain à faire dans notre pays un fichier des personnes contrôlées dans nos quartiers? Moi je ne m'y résous pas", a argumenté le ministre, comparant la mise en oeuvre du récépissé à une "chimère".

Selon M. Le Roux, le "déclenchement automatique" dont seront dotées ces caméras et "qui va être celui prévu dans le cadre de la loi 'Égalité et Citoyenneté' (...) va apporter un niveau de sécurité supplémentaire dans les contrôles d'identité et les interventions qui se passeront dans nos quartiers".

Ces "caméras-piétons" ont été lancées à titre expérimental par la police et la gendarmerie après la création des zones de sécurité prioritaire (ZSP).

La Direction générale de la police nationale avait salué "leur effet modérateur, unanimement constaté par les fonctionnaires".

Manuel Valls, alors Premier ministre, avait annoncé en octobre 2015 la généralisation en cinq ans de ce dispositif, qui vise à "jouer un rôle dissuasif dans la montée des tensions et aider à prévenir le passage à l'acte violent".

Partager cet article

Dans la même thématique

Sécurité: Le Roux annonce le déploiement de 2.600 caméras mobiles
4min

Politique

« Raphaël Glucksmann est incontestablement une des personnalités qui peut porter cette gauche », martèle Yannick Jadot

Interrogé au micro de Public Sénat après sa participation au meeting de Raphaël Glucksmann à Aubervilliers, Yannick Jadot, menacé d’exclusion par la direction des Écologistes en raison de son soutien au leader de Place publique, assume son choix stratégique. L’ancien candidat à la présidentielle juge désormais « caduque » l’idée d’une primaire à gauche et appelle à la désignation rapide d’une candidature commune de la gauche non mélenchoniste

Le

France EU
6min

Politique

Immigration : le Parlement européen adopte le règlement qui autorise les « centres de retour » en dehors de l’Union

Les eurodéputés ont adopté mercredi le règlement controversé qui autorise la rétention de migrants expulsés, et les déboutés du droit d’asile dans des centres situés dans des pays hors de l’Union européenne. Ce vote est l’aboutissement d’une alliance inédite à Bruxelles entre la droite et l’extrême droite même si des doutes entourent l’applicabilité de ce dispositif.

Le

NUTRI SCORE
4min

Politique

Agriculture : l’Union européenne dit oui aux nouveaux OGM 

Les députés européens ont adopté un règlement qui facilite l’utilisation de nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture. Le but est de permettre aux cultures d’être plus résistantes, notamment face au changement climatique. Les opposants dénoncent un retour des OGM « dans le dos » des consommateurs.

Le