Sénat : « pas de tentation Macron pour le moment » chez les LR, selon Bruno Retailleau
Invité de l’émission « L’épreuve de vérité », le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a clairement déclaré que le Sénat incarnait seul aujourd’hui la séparation des pouvoirs.

Sénat : « pas de tentation Macron pour le moment » chez les LR, selon Bruno Retailleau

Invité de l’émission « L’épreuve de vérité », le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a clairement déclaré que le Sénat incarnait seul aujourd’hui la séparation des pouvoirs.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Si le Sénat n’a pas pour rôle d’être un contre pouvoir selon Bruno Retailleau, il incarne seul aujourd’hui  la séparation des pouvoirs, pour le Président du groupe Les Républicains au Sénat : « Il y a un déséquilibre depuis le changement de calendrier. Désormais les élections législatives ont lieu dans la foulée de l’élection présidentielle. Elles ne sont donc qu’une réplique sismique (…) La démocratie, ce n’est pas simplement le suffrage universel. La démocratie, c’est aussi la séparation des pouvoirs. Et donc cette séparation des pouvoirs est  incarnée aujourd’hui par notre institution, le Sénat, qui est à l’écart de ces mouvements et du cycle présidentiel. »

« Le Sénat doit rester la tête froide, avec un peu de hauteur, de distance et apporter sur chaque texte une amélioration. Parce que les textes qui nous viennent souvent de l’Assemblée sont parfois des brouillons » ajoute-t-il.

Etre  « dans une opposition intelligente mais vigilante » sera l’objectif des prochains mois, pour le président du groupe LR au Sénat. « Moi, je ne suis pas le petit doigt sur la couture du pantalon » s’amuse-t-il.

Bruno Retailleau ne craint pas une hémorragie de sénateurs Les Républicains partant pour le groupe En Marche, comme ce fût le cas à l’Assemblée nationale : « Il y a une cohérence et une cohésion entre nous qui fait qu’au jour d’aujourd’hui, on n’a pas connu, ici au Sénat, les soubresauts de l’Assemblée nationale (…) Il n’y a pas de tentation Macron pour le moment. »

Et pas de risques non plus pour Bruno Retailleau de voir arriver au Sénat des candidats totalement inconnus et novices : « Je doute que les grands électeurs apprécient à la même valeur ces candidats internet, comme certains députés ont pu l’être (…) Les grands électeurs ne se font pas intimider pour une étiquette. Beaucoup beaucoup moins que pour une élection législative (…) les grands électeurs sont souvent très exigeants sur la personnalité, l’ancrage des candidats ».  

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le