Sénatoriales : François Patriat mise sur une soixantaine de sénateurs LREM
Alors qu’une étude publiée par le journal Le Monde  projette « une forte poussée » du groupe LREM avec un nombre allant de 74 à 79 parlementaires après les sénatoriales, le président du groupe, François Patriat est lui plus prudent. « Nous partons de rien » tempère-t-il.

Sénatoriales : François Patriat mise sur une soixantaine de sénateurs LREM

Alors qu’une étude publiée par le journal Le Monde  projette « une forte poussée » du groupe LREM avec un nombre allant de 74 à 79 parlementaires après les sénatoriales, le président du groupe, François Patriat est lui plus prudent. « Nous partons de rien » tempère-t-il.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

De 30 sénateurs actuellement, le groupe LREM passerait à un nombre allant de 74 ou 79 après les sénatoriales du 24 septembre. C’est le résultat d’une étude réalisée conjointement par Le Monde et l’Observatoire de la vie politique et parlementaire (OVPP), publiée ce lundi. « Une belle percée » que le président du groupe LREM du Sénat, François Patriat a tenu à relativiser. « Je suis plus prudent. Je regarde un peu la réalité des choses, la réalité du corps électoral et je considère que nous partons de rien » a-t-il estimé. En effet, le mode de scrutin au suffrage universel indirect des élections sénatoriales n’est, a priori, pas favorable à La République en marche. Le collège est composé de 162 000 grands électeurs, dont 95% sont issus des dernières élections municipales, à une époque où La République en marche n’existait pas (voir notre article). « Nous n’avons pas, aujourd’hui, d’élus municipaux, régionaux, départementaux qui sont En Marche » rappelle François Patriat.

Alors que le Sénat s’apprête à être renouvelé de moitié (170 sur 348), c’est la droite, déjà majoritaire, qui devrait en sortir renforcée. Mais, « le paysage politique a été totalement bouleversé, les élections présidentielle et législatives ont fait exploser les frontières, bousculé les alliances traditionnelles, fractionné les oppositions, recomposé les rapports de forces » pointe l’étude du Monde.

François Patriat espère la mobilisation des grands électeurs LR

François Patriat espère quant à lui que « la mobilisation d’un certain nombre de Républicains qui soutiennent actuellement la démarche du gouvernement et du président de la République » pour avoir « un maximum » de sénateurs LREM. « Si nous doublons le groupe c’est déjà bien » conclut-il. Toutefois, le patron du groupe LREM confie que le nombre  de ses membres pourrait aussi grimper après les sénatoriales. « Je pense qu’il y aura des gens qui sauteront pas ». Entendez par là des sénateurs sortants qui, une fois réélus sous la bannière PS, UDI ou LR, rejoindraient le groupe.

Sénatoriales: "Délivrer les noms au fur et à mesure, ça donne une certaine notoriété au candidat » François Patriat.
00:19

Depuis vendredi, La République en marche diffuse au compte-gouttes le nom de ses candidats LREM. Une prochaine série de noms est d’ailleurs attendue pour demain. « Je comprends bien que pour ceux qui attendent leurs investitures il y a urgence parce que la campagne est raccourcie. Mais je pense aussi que le fait de délivrer les noms au fur et à mesure, ça donne une certaine notoriété au candidat » veut croire François Patriat.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le