Sénatoriales : « Le Sénat a toujours été une chambre d’opposition et le restera »
Invité de l’émission « Sénat 360 », le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier assure que le Sénat sera toujours « une chambre d’opposition » et que cette opposition risque même de « se renforcer » après les sénatoriales.

Sénatoriales : « Le Sénat a toujours été une chambre d’opposition et le restera »

Invité de l’émission « Sénat 360 », le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier assure que le Sénat sera toujours « une chambre d’opposition » et que cette opposition risque même de « se renforcer » après les sénatoriales.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

A quelques jours des élections sénatoriales du 24 septembre, le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier est catégorique : « Le Sénat a toujours été, depuis la Ve République et même avant, une chambre d’opposition et il le restera ».  Et ce, quels que soient les résultats de dimanche.  Car le professeur de droit public enfonce le clou en ajoutant que « la seule évolution possible serait au contraire que cette opposition se renforce, au lendemain des élections sénatoriales (…), que l’on voit émerger au Sénat une opposition politique bien plus présente que par le passé. »

Quant aux questionnements récurrents autour de la pertinence de l’existence même d’une seconde chambre, Jean-Philippe Derosier voit trois raisons au maintien du Sénat et à l’existence même de l’institution. Une raison logique : le Sénat représente les territoires ; une raison biologique : « Faire les lois avec (…) deux chambres renforce la qualité de la loi ». Et une raison chronologique : « Par la navette législative, on prend le temps de faire la loi (…) En démocratie, il faut la maturation législative (…) la deuxième chambre vient compléter cela ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Sénatoriales : « Le Sénat a toujours été une chambre d’opposition et le restera »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le