Service national universel : c’est parti !
Invitée de l’émission « On va plus loin », Marie Trellu-Kane, présidente et fondatrice de l'association Unis-Cité, réagit aux annonces du gouvernement concernant la mise en place en 2019, du service national universel.

Service national universel : c’est parti !

Invitée de l’émission « On va plus loin », Marie Trellu-Kane, présidente et fondatrice de l'association Unis-Cité, réagit aux annonces du gouvernement concernant la mise en place en 2019, du service national universel.
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C’est parti pour le service national universel (SNU)  dès juin prochain. En tout cas, de façon expérimentale. Gabriel Attal, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation, l’a annoncé dans un entretien au Parisien, publié lundi. Lors d’une « phase pilote », des centaines de jeunes, tous volontaires, seront les premiers à l’expérimenter.

Il sera ensuite organisé en deux phases. L’une, obligatoire et d’une durée maximum d’un mois, réunira des jeunes de 16 ans. L’autre, facultative, durera trois à douze mois et concernera ceux qui veulent « s’engager davantage encore ».

Marie Trellu-Kane, présidente et fondatrice de l'association Unis-Cité, une association qui développe une offre de services civiques pour les jeunes, applaudit cette initiative, a priori : « Les objectifs de ce SNU, à savoir de favoriser la mixité sociale, le brassage de rencontre entre les jeunes, d’amener les jeunes à s’engager (…) ce sont de vrais, beaux objectifs que l’on partage complètement. C’est ceux qui ont prévalu à la création d’Unis-Cité, il y plus de vingt ans et du  service civique qui a suivi. »

« Les jeunes s’engagent énormément. »

Marie Trellu-Kane estime que c’est la deuxième phase de ce SNU, celle facultative et d’une durée de trois à douze mois, qui est vraiment intéressante : « Nous insistons sur le deuxième temps (…) Notre attente et notre espoir, c’est que ce dispositif redonne un deuxième souffle, un nouvel élan au service civique, qui lui est expérimenté depuis un certain nombre d’années et qui a fait la preuve de son utilité, de sa capacité à mélanger les jeunes pendant un temps donné pour faire de vraies missions (…) En dessous de six mois, huit mois, on ne peut pas vraiment intégrer dans une organisation, un jeune, pour lui donner une mission utile. »  

Interrogée sur l’engagement des jeunes en France actuellement, la présidente et fondatrice de l'association Unis-Cité répond : « Les jeunes s’engagent énormément. On est un des pays d’Europe où les jeunes sont le plus engagés. Rien que sur le service civique (…), à Unis-Cité nous accueillons environ 7000 jeunes, chaque année (…) [Pour] huit mois, à temps plein, on a quatre demandes pour une place. Et autant des jeunes de milieux défavorisés (…) que de jeunes qui viennent de milieux beaucoup plus aisés. »

Et de conclure : « Notre espoir sur le projet gouvernemental (…) est que le gouvernement s’engage à développer beaucoup plus massivement ce service civique et les autres formes d’engagement, qui aujourd’hui ne sont pas assez connus, pas assez financés (…) On a 130 000 missions proposées aux jeunes par an, dans le cadre du service civique (…) pour une demande de l’ordre de 500 000. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien avec Marie Trellu-Kane, en intégralité :

Serice national universel : entretien avec Marie Trellu-Kane (en intégralité)
07:13

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