Seuls 22% des Français pensent que le PS pèsera dans cinq ans
Seuls 22% des Français pensent que le Parti socialiste sera une force qui compte dans la vie politique dans cinq ans, selon un...

Seuls 22% des Français pensent que le PS pèsera dans cinq ans

Seuls 22% des Français pensent que le Parti socialiste sera une force qui compte dans la vie politique dans cinq ans, selon un...
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Seuls 22% des Français pensent que le Parti socialiste sera une force qui compte dans la vie politique dans cinq ans, selon un sondage Opinionway pour Public Sénat, Les Echos et Radio Classique publié jeudi.

Dans le détail, 2% pensent qu'il pèsera "certainement", 20% "probablement". A l'inverse, 77% estiment qu'il ne pèsera pas (50% probablement pas, 27% certainement pas). 1% ne se prononcent pas.

Parmi les sympathisants du PS, les résultats sont inversés (76% pensent qu'il comptera, contre 24%).

L'image du PS est sans surprise très dégradée auprès des Français, selon cette enquête: 19% en ont une bonne opinion (2% très bonne, 17% assez bonne) et 80% une mauvaise (42% assez mauvaise, 38% très mauvaise).

Chez les sympathisants PS, ils sont 77% à en avoir une bonne opinion, contre 23%.

Interrogé sur ces résultats lors de l'émission "L'Epreuve de vérité" (Public Sénat/AFP/Les Echos/Radio classique), l'ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis ne s'est pas montré surpris.

"C'est normal parce que le Parti socialiste est convalescent et qu'il ne peut pas aujourd'hui incarner une alternative. Pourtant, c'est le parti de l'alternative", a-t-il estimé.

"Je pense que, contrairement à ce qu'affirme le sondage, nous serons sur le ring dans cinq ans", a-t-il assuré. "Macron ne surprendra plus, il aura gouverné. Et Jean-Luc Mélenchon, qui pendant trois ou quatre ans aura divisé, ça ne sera plus le même. Donc vous aurez une situation politique totalement différente", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur la possibilité d'un retour de François Hollande dans le jeu politique en 2022, M. Cambadélis a souligné que l'ancien président de la République "laiss(ait) tout ouvert, comme toujours. On ne sait jamais".

A propos de Manuel Valls, "un ami", il s'est dit "éberlué que cet homme si droit, si intègre, qui a fait de cela la marque du vallsisme, se soit vassalisé". "Il est perdu", a-t-il jugé.

Enquête réalisée les 4 et 5 octobre 2017 par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d'un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

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