Si Macron nomme un Premier ministre de droite, il faudra « en tenir compte », assure le juppéiste Boyer
Le juppéiste Gilles Boyer, candidat LR dans les Hauts-de-Seine, a estimé mercredi sur RTL que si Emmanuel Macron nommait un...

Si Macron nomme un Premier ministre de droite, il faudra « en tenir compte », assure le juppéiste Boyer

Le juppéiste Gilles Boyer, candidat LR dans les Hauts-de-Seine, a estimé mercredi sur RTL que si Emmanuel Macron nommait un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le juppéiste Gilles Boyer, candidat LR dans les Hauts-de-Seine, a estimé mercredi sur RTL que si Emmanuel Macron nommait un Premier ministre de droite, il faudrait "en tenir compte".

"Je comprends ceux qui parmi nous ont envie de participer à cette tentative de redressement du pays indispensable", a-t-il dit, appelant à "éviter exclusion et invective" au sein de sa famille politique.

"Et si Emmanuel Macron désigne lundi un Premier Ministre qui appartient aux Républicains ou appartient à la famille de la droite et du centre, nous ne pouvons pas ne pas en tenir compte", a déclaré l'ancien directeur de campagne d'Alain Juppé à la primaire de la droite.

Il estime que ce qu'"est en train de créer Emmanuel Macron va bien au-delà du clivage droite/gauche traditionnel" et que "dans cette tentative, dans cette entreprise, le choix de son Premier Ministre (…) sera déterminant".

"En tout cas, en tant qu'homme de droite, j'aurai du mal à me dire que la nomination d'un Premier Ministre appartenant à la droite et au centre, est une mauvaise nouvelle", a-t-il insisté. Alors que le nom du député-maire LR du Havre Edouard Philippe, dont il est très proche, revient très souvent depuis quelques jours comme premier ministrable de droite, Gilles Boyer affirme que "s'il était Président de la République, (il nommerait) Edouard Philippe Premier ministre".

Ces propos ont crée l'émoi au comité de campagne LR qui s'est tenu un peu plus tard, certains l'accusant de "jouer contre son camp" en plombant "les candidatures LR" aux législatives, selon des sources concordantes.

"Ensuite on aurait quoi ? Un Premier ministre issu de nos rangs, faisant campagne contre nos candidats ?", a ajouté un ténor.

Fabienne Keller, sénatrice elle aussi juppéiste, a aussi estimé sur RMC que la nomination d'un Premier ministre de droite "serait un signe déterminant sur sa volonté réelle de mettre en œuvre" ce que M. Macron "a annoncé: faire de la politique en fédérant centre-droit et centre-gauche".

Sur LCP, le député PS François Loncle a estimé qu'Emmanuel Macron "a probablement intérêt à prendre un Premier ministre Républicain. J’en vois trois: Edouard Philippe, Bruno Le Maire ou Xavier Bertrand".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le