SNCF : Après la CFDT, Gérard Larcher reçoit l’UNSA
À la veille de l’examen de la réforme ferroviaire du Sénat, les représentants de l’UNSA étaient reçus par Gérard Larcher. L’UNSA comme la CFDT, attendent des avancées sociales  avant de se déterminer sur la poursuite de la mobilisation.

SNCF : Après la CFDT, Gérard Larcher reçoit l’UNSA

À la veille de l’examen de la réforme ferroviaire du Sénat, les représentants de l’UNSA étaient reçus par Gérard Larcher. L’UNSA comme la CFDT, attendent des avancées sociales  avant de se déterminer sur la poursuite de la mobilisation.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Fumigènes et banderoles devant le Sénat. À la veille de l’examen du pacte ferroviaire par la Haute assemblée, la CGT et Sud rail ont fait entendre leur voix, en début d’après-midi. « Ils sont chauds les cheminots » pouvait-on entendre dans le jardin du Luxembourg.

Une image pour faire oublier un chiffre ? Le taux de grévistes à la SNCF atteignait, ce lundi matin, 13,97 %, son plus bas niveau en semaine depuis le lancement début avril de la grève dite perlée. De là à dire qu’on se dirige vers une sortie de crise. C’est aller un peu vite en besogne. La CFDT et l’UNSA, reçus par le président du Sénat chacun leur tour, sont sur la même ligne : « La mobilisation continue jusqu’à la fin de la discussion parlementaire et la commission mixte paritaire entre députés et sénateurs » affirmait, vendredi, Laurent Berger (voir notre article). Et malgré l’annonce par Édouard Philippe de la reprise d’une partie de la dette de la SNCF, c’est bien le débat parlementaire qui va déterminer l’issu du conflit.

« Nous seront très attentifs sur les aspects sociaux du pacte ferroviaire »

« On regardera ce qui va ressortir du Sénat pour nous positionner définitivement par rapport au mouvement social (…) On est au milieu du guet. Il y a des engagements qui devront être pris également dans le cadre de la future convention collective » complète aujourd’hui Roger Dillenseger, secrétaire général Unsa ferroviaire, après son entretien avec Gérard Larcher.

Parmi les avancées attendues cette semaine lors du passage du texte au Sénat, l’adoption de plusieurs amendements, répondant en partie à la demande de l’UNSA et de la CFDT. Comme le caractère incessible des titres de la SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités, « primordial » pour Roger Dillenseger. « Nous seront très attentifs sur les aspects sociaux du pacte ferroviaire, comme par exemple la notion de volontariat (des salariés transférés), et le retour possible des cheminots à la SNCF » ajoute-il.

« Le Sénat est dans son rôle de maison du dialogue »

Adopté mercredi dernier en commission de l’aménagement du territoire, le texte dans sa version sénatoriale, se veut une version « améliorée » de la réforme ferroviaire (voir notre article). « Trois préoccupations » ont guidé les sénateurs : « Les préoccupations des salariés, des usagers clients, et de l’avenir de l’entreprise » résume Gérard Larcher.

« Il s’agissait de faire le point avec eux (les représentants de l’UNSA) sur les travaux qui ont été menés par la commission sur un certain nombre de points (….) Parmi ces points, celui du transfert des salariés. Sur ce point, le travail de la commission va dans le bon sens, sans remettre en cause la nécessité d’ouvrir l’entreprise à la concurrence, de changer sa gouvernance et d’avoir un nouveau statut pour les cheminots entrants » poursuit le président de la chambre Haute.

Et alors que le Sénat s’oppose toujours à l’exécutif sur la réforme des institutions, Gérard Larcher en profite pour rappeler l’utilité de la Haute assemblée. « Le Sénat est dans son rôle de maison du dialogue. Heureusement qu’il y a une lecture au Sénat pour permettre, je l’espère de conclure (le pacte ferroviaire) » a-t-il pris soin de préciser.

Partager cet article

Dans la même thématique

SNCF : Après la CFDT, Gérard Larcher reçoit l’UNSA
3min

Politique

« La température est montée jusqu’à 50 degrés sur la façade de l’immeuble » rappelle cette jeune mère de famille de Pantin.

Confiné pour cause de canicule dans un appartement du centre de Pantin en Seine-Saint-Denis, épuisé par les vagues de chaleur à répétition, soucieux de l’état de santé d’un jeune bébé, Marion raconte, dans ce nouvel épisode de Dialogue Citoyen, comment elle et sa famille ont décidé de quitter la région parisienne quelques jours pour s’extraire de la fournaise dans laquelle ils vivaient depuis des semaines.

Le

SNCF : Après la CFDT, Gérard Larcher reçoit l’UNSA
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le