SNCF: Attal (LREM) appelle à sortir « de la gréviculture »
Le porte-parole de LREM, Gabriel Attal, a appelé lundi à "sortir de la gréviculture", disant ne pas comprendre la grève à la SNCF...

SNCF: Attal (LREM) appelle à sortir « de la gréviculture »

Le porte-parole de LREM, Gabriel Attal, a appelé lundi à "sortir de la gréviculture", disant ne pas comprendre la grève à la SNCF...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le porte-parole de LREM, Gabriel Attal, a appelé lundi à "sortir de la gréviculture", disant ne pas comprendre la grève à la SNCF sur une réforme "annoncée depuis un certain temps" et vu les "concessions" gouvernementales.

"Je ne comprends pas cette grève", qui va "être dure pour les Français", sur une "réforme annoncée depuis un certain temps, l'ouverture à la concurrence a été actée en 2015 et il n'y a pas eu de mobilisation à cette époque, et alors qu'il y a eu des concessions annoncées par la ministre" des Transports, a déclaré le député sur France Inter.

Sur l'ouverture à la concurrence, "des annonces ont été faites, cela ne sera pas par ordonnances, il y a un calendrier nouveau", et "sur la portabilité des droits des salariés, c'est important ce qui a été annoncé" avec un "sac à dos social" pour les cheminots pouvant être transférés dans de nouvelles sociétés reprenant des lignes, a insisté M. Attal.

La grève a été annoncée "avant même" que le plan du gouvernement ne soit dévoilé, a critiqué l'élu LREM des Hauts-de-Seine, pour lequel "il y a une opposition de principe, un conservatisme" face à une réforme qui sera "votée, adoptée".

A ses yeux, "l'important serait peut-être de sortir de la gréviculture". "Ce petit monsieur utilise donc le mot "gréviculture" pour mépriser ceux qui luttent pour défendre une haute exigence du service public. Ce terme "gréviculture" a été inventé et utilisé par les Le Pen père et fille", a tweeté l'Insoumis Alexis Corbière. "Votre obsession constante et inquiétante pour les Le Pen vous fait raconter n’importe quoi. D’où vient le terme? De la CFDT", a riposté M. Attal.

Gilles Le Gendre, porte-parole des députés LREM, a, lui, jugé sur franceinfo qu'"une moitié de l'entreprise est entraînée dans une grève manifestement par des vocations jusqu'auboutistes".

Interrogé sur une éventuelle coagulation des conflits (SNCF, fonction publique, hôpitaux, privé), M. Le Gendre a répondu "aucune de ces sources de conflits n'ont de lien, sauf quand on y voit la CGT, qui cale les stratégies de grève par exemple dans l'énergie exactement sur celle des trains".

Partager cet article

Dans la même thématique

SNCF: Attal (LREM) appelle à sortir « de la gréviculture »
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le

SNCF: Attal (LREM) appelle à sortir « de la gréviculture »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le