SNCF: Besancenot appelle Pepy à mettre sa démission dans la balance
Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, a critiqué jeudi la "légitimité" du patron de la SNCF Guillaume Pepy, l'appelant à...

SNCF: Besancenot appelle Pepy à mettre sa démission dans la balance

Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, a critiqué jeudi la "légitimité" du patron de la SNCF Guillaume Pepy, l'appelant à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, a critiqué jeudi la "légitimité" du patron de la SNCF Guillaume Pepy, l'appelant à mettre sa démission dans la balance, comme l'a fait le PDG d'Air France, dans le cadre de la consultation initiée par les syndicats sur la réforme ferroviaire.

Les syndicats CGT, Unsa, SUD et CFDT ont lancé depuis lundi, et jusqu'au 21 mai, un "vot'action" dans lequel les salariés de la SNCF pourront dire s'ils approuvent ou pas la réforme portée par le gouvernement. Une consultation qui n'a "aucune légitimité" selon Guillaume Pepy.

"Qui a la légitimité ?", a répondu Olivier Besancenot sur LCI. "Comment vous pouvez prétendre un tel chantier, un tel bouleversement qui va se concrétiser par des lignes ferroviaires en moins, plus de retards, plus de dysfonctionnements dans le service public ? Quelle légitimité vous pouvez avoir quand vous savez qu'il n'y a personne qui partage votre point de vue dans votre propre entreprise ? C'est ça le problème de la direction de la SNCF", a tranché M. Besancenot.

"Qu'il (Guillaume Pepy, NDLR) fasse comme à Air France: lui (le PDG Jean-Marc Janaillac) au moins il avait le courage de mettre sa démission dans la balance. Résultat des courses, il a été obligé de partir", a rappelé le porte-parole du NPA, jugeant que dans le cas de M. Pepy, on serait "à peu près sûr du résultat: dans son entreprise, à part lui et ses cadres très très proches, qui partage sa politique ?".

M. Besancenot a souligné au passage que "si dans de nombreuses grandes entreprises françaises, publiques ou privées, il y avait des référendums où les directeurs mettaient leur démission dans la balance, il y aurait bien des surprises".

Le patron d'Air France a mis son poste dans la balance à l'occasion d'une consultation du personnel début mai sur une proposition d'accord de revalorisation salariale, lancée par la direction et rejetée par 55% des salariés. Un rejet qui l'a conduit à annoncer sa démission.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le