SNCF: il y a eu des avancées jeudi, assure Griveaux
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré vendredi qu'il y avait eu des avancées la veille lors des discussions...

SNCF: il y a eu des avancées jeudi, assure Griveaux

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré vendredi qu'il y avait eu des avancées la veille lors des discussions...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré vendredi qu'il y avait eu des avancées la veille lors des discussions avec les syndicats sur la réforme de la SNCF, contrairement selon lui à "la vision" rapportée par "une organisation syndicale".

"Un syndicat est sorti" en disant qu'il n'y avait pas eu d'avancées, mais "on ne peut pas sortir de sept heures de discussions sans que rien n'ait avancé. Ca n'est pas exact (...) C'est la vision qu'en a une organisation syndicale, pas l'ensemble des syndicats", a-t-il affirmé sur RTL, dénonçant "beaucoup de contrevérités" et de "mensonges".

A l'issue de leur première réunion de concertation avec le gouvernement depuis le lancement de la grève de deux jours sur cinq contre la réforme du rail, les représentants de la CGT Cheminots, de l'Unsa, de SUD Rail, de la CFDT ont dénoncé la méthode du gouvernement et promis de nouveau une grève longue. Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, a qualifié la réunion de "véritable mascarade".

Benjamin Griveaux a souligné que les discussions avaient porté sur "la gouvernance de l'entreprise, la question de l'unification des trois entités en une seule", et que "la SNCF restera une société publique et ne pourra plus s'endetter librement".

"Les discussions, oui ça prend du temps, mais on ne peut pas nous faire le procès d'un côté, de dire qu'on veut aller trop vite, et que quand on prend le temps de discuter dire que ça ne va pas assez rapidement. Il faut avoir un peu de cohérence", a-t-il lancé.

Pressé de dire si l'Etat reprendrait la dette de l'entreprise publique, il s'est borné à rappelé la position du gouvernement: l'Etat "prendra sa part de responsabilité mais l'entreprise doit aussi pouvoir prendre sa part de responsabilité avec un modèle économique qui soit plus viable".

Edouard Philippe avait dit jeudi être "ouvert" à une reprise d'une partie de cette dette, mais avec des "contreparties" qui soient "extrêmement claires". Le gouvernement fait "du chantage", avait immédiatement réagi le secrétaire général de la CGT.

Le rapporteur de la réforme Jean-Baptiste Djebarri (LREM) a fait une distinction entre les différents syndicats vendredi sur RMC: "La CFDT fait des propositions, ils sont dans un moment où ils se mobilisent et font des propositions concrètes", tandis que "la CGT et Sud sont depuis le début contre l'ouverture à la concurrence par principe", a-t-il déploré.

Or selon lui, l'ouverture à la concurrence, "c'est dans le débat depuis 20 ans, c'est une demande des régions (...) ce n'est pas a-démocratique", a-t-il fait valoir.

Il a aussi estimé que c'est "le focus" qui a été fait sur le statut du cheminot "qui bloque, et maintenant c'est devenu un totem", même si "on garantit l'essentiel des éléments - emploi, rémunération, retraite", a-t-il fait valoir.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le

SNCF: il y a eu des avancées jeudi, assure Griveaux
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le

France Drugging Trial
3min

Politique

Condamnation de Joël Guerriau : Gérard Larcher a promis à Sandrine Josso de développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.

Le