SNCF : Laurent Berger dénonce une gestion « improductive » du conflit par le gouvernement
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, était l’invité de Territoires d’Infos ce jeudi matin sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme de la SNCF, il fustige la méthode du gouvernement dans sa gestion de la crise.   

SNCF : Laurent Berger dénonce une gestion « improductive » du conflit par le gouvernement

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, était l’invité de Territoires d’Infos ce jeudi matin sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme de la SNCF, il fustige la méthode du gouvernement dans sa gestion de la crise.   
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

SNCF, EDF, universités, RATP, Ehpad…  Ce jeudi a lieu une mobilisation nationale et interprofessionnelle, organisée par Solidaires et la CGT. Ce dernier espère une convergence des luttes. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation, revient sur le faux pas récent du gouvernement concernant la réforme.

Le syndicaliste reconnaît les avancées récoltées grâce à leur travail auprès du gouvernement. « Nous avons obtenu des avancées sur la partie ouverture à la concurrence, notamment sur le transfert d’un certain nombre de droits lorsque les salariés seront soumis à une mobilité chez un concurrent  (…) également sur le volontariat ».

Néanmoins, Laurent Berger n’est pas satisfait. Alors que son syndicat avait obtenu certaines revendications, le gouvernement a annoncé cette semaine « un certain nombre d’annonces qui heurtent les cheminots » selon lui. « La filialisation du fret et la fin du statut des cheminots en 2020, ça a été appris dans la presse par les cheminots CFDT qui étaient la veille au ministère ! » s’exclame-t-il. Mécontent, il précise que ces décisions ont été prises sans avertir les cheminots lors des réunions bilatérales. « C’est une façon de faire totalement improductive, s’il y a une volonté de sortir de ce conflit » déclare-t-il.

Il rappelle que, parallèlement, le gouvernement est « beaucoup moins précis lorsqu’on lui demande de nous donner les modalités de la reprise de la dette ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le

Paris: Crisis meeting at Elysee Palace with Macron and leaders of the majority
10min

Politique

Sénatoriales : confiants, Les Indépendants, à majorité Horizons, sont prêts à se rapprocher de la majorité de Gérard Larcher

Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.

Le