SNCF: Martinez (CGT) dénonce « une campagne mensongère »
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé mardi la "campagne mensongère" en cours selon lui sur la question...

SNCF: Martinez (CGT) dénonce « une campagne mensongère »

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé mardi la "campagne mensongère" en cours selon lui sur la question...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé mardi la "campagne mensongère" en cours selon lui sur la question du statut des cheminots et des petites lignes, dans le cadre de la réforme de la SNCF annoncée lundi par le gouvernement.

"Il faut expliquer, il y a une campagne mensongère qui a lieu en ce moment", a déclaré le responsable syndical à l'antenne de RMC, promettant une "réponse appropriée" des syndicats à une "attaque gravissime".

"Le PDG de Renault est un privilégié, oui, les 140 PDG reçus à Versailles par Macron, sont des privilégiés. Mais enfin des salariés qui touchent moins de 2.000 euros par mois, qui travaillent souvent la nuit, le week-end, est-ce que c'est ça être privilégié?", a-t-il interrogé, critiquant "une vieille méthode de M. Macron de considérer que celui qui a un peu est un privilégié par rapport à celui qui n'a rien du tout".

Estimant que "les droits collectifs sont justifiés", le responsable a suggéré d'"améliorer les grilles de salaire des cheminots parce qu'ils sont mal payés". "Les métiers ont évolué, les qualifications ont évolué et le paiement de la qualification n'a pas évolué", a-t-il regretté.

A propos de la décision du Premier ministre Édouard Philippe de ne pas reprendre les préconisations du rapport Spinetta sur les petites lignes de train, M. Martinez a évoqué "une manœuvre politique énorme". "Évidemment, c'est un sujet sensible et donc on veut rassurer et les usagers et les président de régions", a-t-il expliqué.

"C'est tellement gros. Vous croyez qu'une entreprise privée quand elle arrivera, elle va maintenir ce qu'on appelle les petites lignes ? C'est ne pas connaître la réalité donc c'est se moquer du monde", a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

SNCF: Martinez (CGT) dénonce « une campagne mensongère »
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le