Sondage : la popularité de l’exécutif s’effondre, le RN et la Nupes décollent
Selon les résultats du baromètre mensuel Odoxa Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale, le président de la République et la Première ministre plongent dans l’opinion respectivement de 6 et 10 points. En face, les leaders de l’opposition, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon s’envolent. Le chef de file des Insoumis glane 36 % d’opinions positives, mais c’est la cheffe du Rassemblement national qui domine avec une hausse de popularité spectaculaire (12 % en 2011 contre 40 % aujourd’hui). Cependant, la Nupes et le RN continuent à apparaître comme une menace démocratique.

Sondage : la popularité de l’exécutif s’effondre, le RN et la Nupes décollent

Selon les résultats du baromètre mensuel Odoxa Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale, le président de la République et la Première ministre plongent dans l’opinion respectivement de 6 et 10 points. En face, les leaders de l’opposition, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon s’envolent. Le chef de file des Insoumis glane 36 % d’opinions positives, mais c’est la cheffe du Rassemblement national qui domine avec une hausse de popularité spectaculaire (12 % en 2011 contre 40 % aujourd’hui). Cependant, la Nupes et le RN continuent à apparaître comme une menace démocratique.
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Trois blocs. Le paysage politique au lendemain des législatives dessine une France divisée en trois blocs qui se distinguent de par leurs opinions politiques et leur sociologie. Le baromètre politique Odoxa de juin confirme ces évolutions, un sondage réalisé avec Mascaret pour LCP-AN, Public Sénat et la presse régionale.

Popularité : Emmanuel Macron et Élisabeth Borne accusent une forte chute

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Dans cette enquête réalisée sur un panel représentatif de 1 005 Français, la chute de popularité du président de la République est de 6 points et celle de la Première ministre, Élisabeth Borne, de 10 points.

A la question, « diriez-vous qu’Emmanuel Macron est un bon président de la République ? » seuls 38 % des sondés répondent favorablement. Un pourcentage encore plus faible lorsqu’il s’agit de la Première ministre (33 %).

Les électeurs du Rassemblement national sont ceux chez qui la défiance est la plus forte. Seuls 8 % d’entre eux estiment qu’Emmanuel Macron est un bon président de la République, 10 % jugent qu’Élisabeth Borne est une bonne Première ministre. Les sympathisants Insoumis sont, eux, 19 % à considérer Emmanuel Macron comme un bon président de la République et 17 % à estimer qu’Élisabeth Borne est une bonne Première ministre.

Popularité : une progression « spectaculaire » pour le RN

A contrario, la côte d’adhésion de Jean-Luc Mélenchon et celle de Marine Le Pen progressent. Le chef de file des Insoumis glane 36 % d’opinions positives mais c’est la cheffe du Rassemblement national qui s’impose comme la gagnante avec une hausse de popularité spectaculaire : 12 % en 2011 contre 40 % aujourd’hui (voir le graphique ci-dessous).

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Dans le palmarès des personnalités politiques suscitant le plus de soutien ou de sympathie, Marine Le Pen arrive 2e (36 % d’adhésion) derrière l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe (44 %). La troisième position revient au ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et à Jean-Luc Mélenchon avec 28 % d’adhésion.

Si l’on observe ce palmarès en fonction des affinités politiques, les sympathisants de gauche et d’extrême-gauche placent Jean-Luc Mélenchon loin devant avec 63 % d’adhésion. Pour les sympathisants de droite et d’extrême-droite, c’est Marine Le Pen qui s’impose avec un taux d’adhésion de 78 %.

La Nupes et le RN continuent cependant à faire peur

Paradoxe. Dans le palmarès des personnalités politiques suscitant le plus de rejet, Jean-Luc Mélenchon se place en 2e position (52 % de rejet) derrière Éric Zemmour (66 %). Marine Le Pen arrive, elle, en 3e position avec 46 % de rejet.

Malgré leur cote de popularité en hausse, la Nupes et le RN continuent également à faire peur. 58 % des sondés placent la Nupes à « l’extrême gauche » et le Rassemblement national (64 %) à « l’extrême droite ».

Plus de la moitié des sondés juge que la Nupes (59 %) et le RN (57 %) serait à même « d’amener le désordre ». Le programme de la Nupes apparaît dangereux sur le plan économique pour 54 % des sondés contre 53 % lorsqu’il s’agit du RN. Enfin la moitié des sondés estiment que ces partis sont « une menace pour notre démocratie ».

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Les sondés sont aussi 1 sur 2 à penser qu’ils « défendent bien les classes populaires » (53 % Nupes et 47 % RN) et sont 34 % (Nupes) à 38 % (RN) à se sentir proches de leurs idées. Tous deux performent auprès des foyers les plus modestes, le RN auprès des quinquagénaires ruraux et la Nupes auprès des jeunes urbains.

L’étude Odoxa offre une image comparée de l’électorat de la Nupes et du RN où se distingue une France urbaine, jeune et pauvre (bien que souvent diplômée) qui adhère à la Nupes et une France tout aussi modeste, mais rurale et composée de quadragénaires et de quinquagénaires qui se tourne résolument vers le RN (voir le graphique ci-dessus). Le troisième bloc représente l’électorat socle d’Emmanuel Macron et correspond à une France urbaine, aisée et souvent âgée.

Méthodologie : L’enquête d’Odoxa a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 005 Français interrogés par Internet les 22 et 23 juin 2022. Dans un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % la marge d’erreur est égale à 2,5 % : le pourcentage réel est donc compris dans l’intervalle [17,5 ; 22,5].

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