Sondage : Valérie Pécresse devient une rivale très sérieuse pour Emmanuel Macron
50 % des Français et 89 % des sympathisants LR ont une bonne opinion de Valérie Pécresse selon le baromètre réalisé par Odoxa, Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale. La candidate LR à l’élection présidentielle progresse de 12 points depuis le mois de novembre. Une concurrente de taille pour Emmanuel Macron qui reste stable.

Sondage : Valérie Pécresse devient une rivale très sérieuse pour Emmanuel Macron

50 % des Français et 89 % des sympathisants LR ont une bonne opinion de Valérie Pécresse selon le baromètre réalisé par Odoxa, Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale. La candidate LR à l’élection présidentielle progresse de 12 points depuis le mois de novembre. Une concurrente de taille pour Emmanuel Macron qui reste stable.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

A lire le sondage réalisé par Odoxa, Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale, il y a bien eu un effet « primaire » ou plutôt « congrès » pour Valérie Pécresse. 50 % des Français et 89 % des sympathisants LR ont désormais une bonne opinion d’elle. « Par rapport à notre dernière mesure du 18 novembre dernier, effectuée juste avant son investiture, cela représente une progression de 12 points auprès des Français (seulement 38 % l’appréciaient il y a un mois) et de 11 points auprès des sympathisants LR », détaille Gaël Sliman, président d’Odoxa.

sondage1.png

Valérie Pécresse « explose tous les standards »

En ce qui concerne sa cote d’adhésion, là encore, la présidente de la région Ile-de-France, « explose tous les standards ». Elle se hisse à la deuxième place du palmarès Odoxa avec 36 % d’adhésion auprès des Français, derrière Édouard Philippe (45 % d’adhésion), qui occupe la première place depuis son départ de Matignon. Mais surtout, elle bondit de 21 points auprès des sympathisants de droite (hors-RN) dont elle devient la championne absolue avec 78 % de personnes déclarant la soutenir ou avoir de la sympathie pour elle.

Emmanuel Macron se maintient quant à lui à un niveau de popularité exceptionnel pour un président sortant se trouvant à 4 mois d’une éventuelle réélection avec 44 % de Français estimant qu’il est un « bon président ». « Mais pour la première fois depuis 4 ans, une adversaire en mesure de le défier », note Gaël Sliman. Une tendance qui confirme un autre sondage Odoxa-Mascaret pour l’Obs paru vendredi 10 décembre, selon lequel Valérie Pécresse se qualifierait pour le second tour avec 19 % contre 17 % à Marine le Pen et ferait, presque, jeu égal avec le Président dans un duel au second tour (49 % vs 51 %).

Le président d’Odoxa relève une « autre chose gênante pour Emmanuel Macron ». « Cette rivale ne suscite que très peu de rejet dans l’opinion (29 %). Elle est par ailleurs très appréciée des sympathisants LaREM : 61 % des électeurs du président ont une bonne opinion d’elle.

A noter que l’investiture profite également à Éric Ciotti, qui décolle lui aussi, gagnant 12 points auprès des Français (25 % de côte d’adhésion à égalité avec Christiane Taubira).

Emmanuel Macron jugé plus capable de gagner la présidentielle

Président sortant, Emmanuel Macron conserve toutefois quelques atouts par rapport à Valérie Pécresse. Il est jugé plus solide qu’elle (38 % vs 24 %), plus capable de diriger la France (36 % vs 22 %) et plus capable de gagner la présidentielle (42 % vs 24 %). Les sympathisants LR, eux, sont bien convaincus du contraire et sont largement persuadés que leur nouvelle championne va l’emporter (66 % vs 27 % Macron) et est plus capable que lui de diriger le pays (66 % vs 26 %)

sondage2.png

Méthodologie

L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 005 Français interrogés par Internet les 7 et 8 décembre 2021. L’échantillon est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur des résultats d’ensemble s’établit, selon le score visé, entre plus ou moins 1,4 et 3,1 points. Elle est plus importante auprès de certaines sous-populations : de 2,5 à 5,8 points auprès des sympathisants de gauche.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le