Sortie de l’euro: M. Le Pen dénonce la « stratégie de la peur »
La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a assuré lundi qu'une sortie de la zone euro ne se traduirait pas par une ...

Sortie de l’euro: M. Le Pen dénonce la « stratégie de la peur »

La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a assuré lundi qu'une sortie de la zone euro ne se traduirait pas par une ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a assuré lundi qu'une sortie de la zone euro ne se traduirait pas par une "catastrophe" économique pour la France, dénonçant une "stratégie de la peur" de la part de ses opposants.

"On nous dit tout et n'importe quoi en réalité sur le retour à la monnaie nationale (...) Il faut sortir de cette stratégie de la peur", a déclaré la candidate frontiste lors d'une rencontre organisée par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

"Une monnaie bouge en permanence et dire que ça aura des conséquences sur l'épargne des Français, c'est un mensonge éhonté", a-t-elle déclaré, indiquant que l'euro avait "baissé de 25% en deux ans" sans que l'épargne ne baisse "de 25%".

"Il y a des scénarios de sortie qui ont déjà été envisagés de manière très sérieuse par des banques, par des cabinets d'avocats, par des superviseurs eux-mêmes, et qui ne démontrent absolument pas la catastrophe annoncée", a-t-elle souligné.

La sortie de l'euro promise par Marine Le Pen en cas de victoire à la présidentielle suscite depuis plusieurs semaines des craintes des milieux financiers et économiques, en raison notamment des possibles répercussions sur les taux d'intérêts payés par la France.

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a ainsi récemment estimé que le financement de la dette publique française, sans l'euro, coûterait plus de 30 milliards d'euros d'intérêts supplémentaires par an.

Une analyse contestée par Marine Le Pen, qui a dit vouloir une sortie de l'euro dans "les meilleures conditions possibles", pour ne pas "casser la vaisselle".

"Aujourd'hui, le moyen pour que le retour à une monnaie nationale se fasse dans les meilleurs conditions possibles, c'est de le faire en concertation avec les pays européens qui en souffrent", a-t-elle estimé.

"Moi je suis convaincue que lorsque j'engagerai les négociations, si je suis élue, j'aurai avec moi, autour de moi, l'Italie, l'Espagne, la Grèce", a-t-elle ajouté, invitant à "constater le divorce à l'amiable" en se mettant "autour d'une table".

Interrogée sur ses propositions en matière de droits de douanes, la candidate FN, qui souhaite mettre en oeuvre une contribution sociale sur les importations de 3%, a écarté tout risque de mesures de rétorsion de la part des partenaires commerciaux de la France.

"Ça ne fonctionne pas comme cela", a déclaré Mme Le Pen. "En réalité, c'est nous qui mettrons en place des mesures de rétorsion, parce qu'il y a énormément de pays dans le monde qui font du protectionnisme, et nous nous sommes les seuls à ne pas le faire", a-t-elle ajouté.

La candidate du Front national a par ailleurs assuré vouloir un "protectionnisme intelligent" et non "un protectionnisme bourrin", "qui consiste à mettre sur l'ensemble des produits qui entrent une taxe de 30%, quel que soit le pays qui importe, quel que soit le produit".

La hausse des droits de douanes doit être ciblée sur "des secteurs stratégiques" ou "victimes d'une concurrence ultra-déloyale". "Il y a donc toute une série de pays qui ne verront pas de droits de douanes être mis en oeuvre entre eux et nous", a-t-elle détaillé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le