Les ministres de l'Agriculture et de la Transition écologique, Stéphane Travert et Nicolas Hulot, doivent mettre en place une instance chargée de surveiller la bonne marche du plan de sortie du glyphosate, herbicide controversé, en réunissant vendredi matin l'ensemble des acteurs, selon des sources concordantes.
Syndicats agricoles, industriels, distributeurs, services de l'Etat, coopératives, chambres d'agriculture et instituts de recherche et d'innovation seront réunis, en présence de parlementaires et de représentants des régions, sous l'égide des deux ministres, a-t-on appris auprès du ministère de l'Agriculture.
En tout, une soixantaine de personnes sont attendues vendredi à 08H30 à Paris, dans une annexe de Matignon, l'hôtel de Cassini, pour une réunion de deux heures.
Elle doit permettre de mettre en place un comité de suivi ou une "task force" chargée de suivre la progression de la sortie du glyphosate, avec une composition et une fréquence de points d'étape qui doit être précisée.
"Chacune des filières va devoir préciser, dans le cadre de ses objectifs de réduction des phytos, ce qu'elle va faire pour le glyphosate spécifiquement", a-t-on indiqué dans l'entourage du ministre de l'Agriculture.
"Demain avec Stéphane Travert, on réunit tous les acteurs de la filière et si jamais on n'est pas en situation de réaliser cet objectif en trois ans, on reviendra à la loi", a indiqué Nicolas Hulot sur l'antenne de France Info.
Données sur le glyphosate, herbicide controversé massivement utilisé
AFP
L’Assemblée nationale a rejeté fin mai des amendements, y compris LREM, qui visaient à graver dans la loi agriculture et alimentation cette sortie du glyphosate en 2021, le gouvernement voulant trouver d'abord une solution de rechange pour les agriculteurs.
"Ce qui est important déjà, sur le plan européen, on était partis sur 10 ou 15 ans, grâce à la France (ça a été ramené à) 5 ans, et en France elle-même on va le faire sur 3 ans", a ajouté Nicolas Hulot. "En Europe, on me dit : +la France, vous en demandez toujours trop+; et en France on me dit: +vous n'en faites pas assez+", a conclu le ministre.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.
Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».