Stade de France : « Gérald Darmanin n’a pas expliqué où se situent les dysfonctionnements », estime Philippe Bas
Le sénateur LR, Philippe Bas n’a pas été vraiment convaincu par l’audition de Gérald Darmanin, invité à s’expliquer ce mercredi sur les failles du dispositif de sécurité de la finale de la Ligue des Champions.

Stade de France : « Gérald Darmanin n’a pas expliqué où se situent les dysfonctionnements », estime Philippe Bas

Le sénateur LR, Philippe Bas n’a pas été vraiment convaincu par l’audition de Gérald Darmanin, invité à s’expliquer ce mercredi sur les failles du dispositif de sécurité de la finale de la Ligue des Champions.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il (Gérald Darmanin) a dit des choses exactes mais il n’a pas expliqué profondément où se situent les dysfonctionnements. On a affaire toujours à une communication gouvernementale qui est presque exclusivement sur la défensive », a analysé Philippe Bas à la sortie de l’audition où le ministre des Sports, d’Amélie Oudéa-Castéra et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin étaient invités à s’exprimer sur les causes des débordements aux abords du Stade de France, lors finale de la ligue des champions samedi soir.

L’ancien président de la commission d’enquête Benalla regrette que le gouvernement « ne fasse pas sur lui-même cet effort de vérité ». Sans ça, « il ne pourra améliorer pour l’avenir l’organisation de ce genre d’évènement et il faut qu’il le fasse », appuie-t-il.

Alors que plusieurs sénateurs demandent la mise en place d’une commission d’enquête sur cet évènement, Philippe Bas n’écarte pas cette éventualité. « C’est notre travail de pousser plus loin nos investigations […] Il est bon que les autres acteurs qui ont été mis en cause par le gouvernement puissent apporter leurs explications. C’est une œuvre démocratique », juge-t-il.

Lire notre article. Stade de France : polémique sur les chiffres, dysfonctionnements….Revivez l’audition de Gérald Darmanin devant le Sénat

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le