Syrie : Bruno Retailleau appelle Macron à la « raison »
Interrogé sur la Syrie, à la sortie du Colloque "Citoyenneté et justice : un défi pour le Moyen-Orient, quels enseignements pour l'avenir de l'Irak ?" organisé au Sénat ce jeudi, Bruno Retailleau privilégie la diplomatie et la négociation aux frappes militaires.

Syrie : Bruno Retailleau appelle Macron à la « raison »

Interrogé sur la Syrie, à la sortie du Colloque "Citoyenneté et justice : un défi pour le Moyen-Orient, quels enseignements pour l'avenir de l'Irak ?" organisé au Sénat ce jeudi, Bruno Retailleau privilégie la diplomatie et la négociation aux frappes militaires.
Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

 « J’attends d’Emmanuel Macron qu’il ne cède pas aux injonctions des uns et des autres » déclare-t-il. Selon lui, des frappes contre le régime de Bachar Al-Assad, en réponse aux présumées attaques au  gaz toxique de la ville de Douma dans la Ghouta Orientale,  ne feraient qu’ajouter de « la guerre à la guerre, et ne feraient rien d’autre que de déstabiliser un peu plus un pays qui l’est énormément ». Cette attaque a fait une quarantaine de morts. Choqué par les images des enfants gazés, le sénateur souhaite tout de même raison garder et soutient qu’il faut des « preuves ».

« J’appelle Emmanuel Macron à la raison » déclare-t-il, et rappelle que la réponse du Président des États-Unis l’an passé n’a mené à rien : « Monsieur Trump a déjà frappé il y a exactement un an (…) Qu’est ce que cela a changé ? C’est à la diplomatie, c’est à une œuvre de paix, il faut absolument terminer ce conflit, reprendre des négociations même avec des gens qui ont les mains sales ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le

Paris : Block Everything protest day
7min

Politique

Blocus des lycées : « Une fois sorti du tube, le dentifrice ne rentre plus »

Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.

Le

La Seyne-sur-Mer RN party’s President Jordan Bardella
8min

Politique

Accusations d'antisémitisme : « La défense de Jordan Bardella est assez classique. C’est celle de Fillon en 2017 », selon le communiquant Philippe Moreau-Chevrolet

Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.

Le