Syrie : Hervé Morin estime que la réponse de la France était « adaptée»
Hervé Morin rappelle que le Président de la République s’était engagé à agir en cas de franchissement d’une certaine ligne rouge. Il était donc « difficile » de ne pas réagir selon lui.

Syrie : Hervé Morin estime que la réponse de la France était « adaptée»

Hervé Morin rappelle que le Président de la République s’était engagé à agir en cas de franchissement d’une certaine ligne rouge. Il était donc « difficile » de ne pas réagir selon lui.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Hervé Morin, président des régions de France, était l’invité ce lundi matin de Territoires d’infos, sur Public Sénat. Interrogé sur la Syrie, il admet que les frappes menées par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étaient une réponse « adaptée ». Ces frappes ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi dernier, en réponse à la présumée attaque chimique menée par le régime de Bachar Al-Assad à Douma. Plusieurs sites syriens impliqués dans la production et le stockage d’armes chimiques ont été visés.

Hervé Morin approuve le format de cette intervention et rappelle qu’il fallait « absolument » éviter « l’engrenage » et les « dégâts collatéraux sur les troupes russes ». « Je considère que la Communauté internationale face à l’abject doit répondre » déclare-t-il.

Pour le président de la région Normandie, Emmanuel Macron n’avait pas vraiment le choix de riposter : « Dès lors que le chef de l’Etat s’était engagé profondément sur cette question (…) on était en quelque sorte dans une canule, il était difficile ensuite de ne pas réagir ».

Cependant, l’ancien ministre de la Défense regrette le manque de preuves formelles provenant de « sources françaises » et attend les conclusions du rapport de l’OIAC (l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques).

Il conclut que ce ne sont pas ces frappes qui permettront de « trouver une solution politique », et que la solution politique dépend de « l’Iran et la Russie ».

Partager cet article

Dans la même thématique

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le

Municipales: Christian Estrosi et Eric Ciotti attaque et contre-attaque pour la Mairie de Nice
7min

Politique

Municipales dans les Alpes-Maritimes : pourquoi la chute des bastions LR pourrait favoriser un groupe d’extrême droite au Sénat

En cas de victoire d’Éric Ciotti dimanche prochain à Nice, LR risque de perdre une partie des grands électeurs qui voteront aux sénatoriales de septembre dans les Alpes-Maritimes. Ce séisme local offre une opportunité inédite à l'extrême droite : obtenir assez d'élus en septembre prochain pour constituer un groupe parlementaire au Palais du Luxembourg, une première sous la Vème République.

Le