Syrie: Hollande pour « une réaction forte », « il ne s’agit pas de faire la guerre aux Russes »

Syrie: Hollande pour « une réaction forte », « il ne s’agit pas de faire la guerre aux Russes »

L'ancien président François Hollande a de nouveau appelé à "une réaction forte" après l'attaque chimique présumée en Syrie,...
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L'ancien président François Hollande a de nouveau appelé à "une réaction forte" après l'attaque chimique présumée en Syrie, soulignant qu'"il ne s'agit pas de faire la guerre aux Russes" et ne pouvant imaginer que Bachar al-Assad puisse être "la solution d'avenir" du pays.

"Des armes chimiques ont été utilisées, ce n'est pas acceptable et l'utilisation de ces armes, c'est le régime, il n'y a pas d'autre hypothèse", a-t-il déclaré sur France Inter.

"Je soutiendrai toute les réactions, y compris militaires, car ce qui a été commis en Syrie est inadmissible et ne doit pas être sans réponse (...) Je suis pour une réaction forte par rapport à ce qui s'est passé et dont le seul responsable est Bachar al-Assad", a-t-il poursuivi.

"Comment imaginer que Bachar al-Assad, dont on dit une nouvelle fois qu'il a utilisé des armes chimiques, puisse être la solution pour l'avenir de la Syrie?", a-t-il ajouté.

Dans le contexte actuel, "que les Russes élèvent le niveau de la menace ou de la dissuasion, on peut le comprendre, mais il ne s'agit pas de faire la guerre aux Russes", il s'agit de "répondre à une violation d'un traité commise par le régime syrien donc il faut frapper des installations où les Russes ne devraient pas être d'ailleurs", a-t-il remarqué.

Estimant que "dans ces cas-là il vaut mieux aller vite si on veut éviter les escalades", il a noté que "le temps a été laissé", jugeant qu'il y avait sans doute "une nécessité d'aller vers le Conseil de sécurité" de l'ONU. "Moi j'en connaissais d'ores et déjà l'issue", a-t-il dit, "mais pendant ce temps-là le régime s'est organisé. Donc à partir de là il y a nécessité de dire aux Russes écartez-vous, il y aura nécessairement une sanction".

François Hollande avait déjà estimé mardi que "la seule réaction possible est une frappe, ou des frappes" en Syrie, considérant que "ne rien faire conduirait le régime à continuer à massacrer son peuple".

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