Syrie : « Il ne peut pas y avoir de diplomatie crédible si de telles atrocités ne donnent pas lieu à une réponse forte », selon Edouard Philippe
Lors des questions au gouvernement au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a exprimé son souhait de voir réaliser une enquête internationale concernant l’attaque chimique présumée dans la Goutha orientale. Il a rappelé que seule « une solution politique » réglera la crise syrienne.

Syrie : « Il ne peut pas y avoir de diplomatie crédible si de telles atrocités ne donnent pas lieu à une réponse forte », selon Edouard Philippe

Lors des questions au gouvernement au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a exprimé son souhait de voir réaliser une enquête internationale concernant l’attaque chimique présumée dans la Goutha orientale. Il a rappelé que seule « une solution politique » réglera la crise syrienne.
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Interpellé par Claude Malhuret, président au Sénat du groupe République et territoires / Les indépendants, sur une possible intervention de la France et de ses alliés, suite à l’attaque chimique présumée en Syrie, le Premier ministre Edouard Philippe a répondu : « Nous savons tous ici que la solution à la crise syrienne sera une solution politique et qu’aucune autre solution ne peut durablement régler le problème syrien (…) Il ne peut pas y avoir de diplomatie crédible si de telles atrocités ne donnent pas lieu à une réponse forte, à une réponse unie, à une réponse résolue de la communauté internationale ».  

« C’est une nouvelle fois le droit international qui a été bafoué et l’expression de la plus simple humanité qui a été bafouée » explique-t-il, en référence à l’attaque chimique présumée.

Et de continuer : « Ces atteintes sont le fait du régime syrien (…) [Il] est un système qui ne reculera devant aucune transgression pour obtenir (…) la fin militaire de toute résistance ou de toute opposition (…) Avoir recours à l’arme chimique, c’est fondamentalement transgresser l’ordre international ».

Le Premier ministre assure qu’une enquête internationale « sur les attaques chimiques » a également été demandée. « Face à ces évènements, (…) qui sont d’une extrême gravité, le Président de la République l’a dit, la France assume ses responsabilités. Nous avons saisi le Conseil de sécurité. Il s’est réuni hier, il se réunit à nouveau aujourd’hui pour demander l’arrêt des hostilités, pour demander l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat » ajoute-t-il. 

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